Une autre vision du Liban…

Archives de 6 février 2011

Les coutumes Libanaises

 

Vous vous rendrez vite compte que tous les libanais (ou presque) portent la moustache.

Embonpoint. Etre de forte taille est signe d’opulence, synonyme de richesse.

Orthographe. Il ne faut pas s’étonner de l’orthographe variable des noms de lieux. Il s’agit de la transcription phonétique des termes arabes. Exemple: Baalback, Balbeck, Baalbeck, Balbek… désignent cette ville de la Bequa (ou Bequaa). Il peut être utile d’apprendre à déchiffrer l’écriture arabe, ce n’est pas très dur. Noter l’orthographe anglophone : Beirut pour Beyrouth (ou encore Bayrut).

Vocabulaire. Un casino est un restaurant de plein air. Mais il y a aussi le Casino du Liban avec machines à sous, roulette… Un chalet est un bungalow ou un studio au bord de la mer.

Les chiffres perses sont fréquents mais doublés d’une transcription en chiffres "arabes". Le système de numérotation perses est décimal.

Pas d’adresses. Bien qu’il y ait à nouveau des plaques de rues et quelques numéros aux immeubles, les adresses n’existent pas partout. Comment fait-on alors ? A Beyrouth, on vous indiquera l’immeuble "machin" dans la rue "bidule" ou dans le quartier "truc" ou encore à côté du magasin ou de l’hotel "chose". Si vous demandez votre chemin, écoutez et notez les points de repère qu’on vous donnera. Ne montrez pas de carte géographique, les libanais s’en servent rarement et votre interlocuteur risque de passer beaucoup de temps à s’orienter.

Bises. Les hommes qui se connaissent bien (amis, collègues de travail) s’embrassent lorsqu’ils se rencontrent. C’est simplement la coutume. Les femmes aussi, entre femmes.
Entre homme et femme, la bise est réservée au milieu familial, ou aux milieux cosmopolites.

Tenue, poignée de main. Dans un contexte musulman, une femme ne devrait pas provoquer par sa tenue (jambes, corsage couverts). Il conviendrait pour un homme, de ne pas serrer la main d’une femme musulmane, surtout si elle est âgée. Le salut se fait alors en portant la main droite sur le coeur. Geste qui est courant d’ailleurs, pour accompagner les salutations verbales. Dans les milieux cosmopolites et étudiants les usages sont moins formels. Les coutumes sont très variables d’un contexte a un autre: demandez conseil autour de vous.
(ce texte a été contesté sur un forum, c’est pourtant ce que j’ai observé, pas partout, certe mais observé).

Confession de l’État : tout libanais doit appartenir à une confession, qui est mentionnée sur la carte d’identité. Les institutions sont réparties entre chrétiens et musulmans : le Président de la République est chrétien, le Premier Ministre est sunnite, le Président du parlement est chiite…

Moitié du Liban. Les libanais ne connaissent que la moitié de leur pays : celle de leur confession. Combien de fois m’a t-on mis en garde contre les "terroristes" de telle région ! Rendu dans la dite région, de constater que l’on offre au visiteur, qui une pomme, qui un café, qui l’hospitalité… Ecoutez les conseils officiels (des tensions subsitent), et rassurez les libanais : ils sont aussi accueillants les uns que les autres, toutes confessions confondues.

Les Libanais sont très attachés aux "jolis" nombres : sur une plaque d’immatriculation, plus le nombre est petit, plus son possesseur est important ou riche, et plus la plaque peut se négocier chèrement. (l’immatriculation "1" correspond au Président de la République). Il y a aussi des immatriculations agréables à l’oeil (symétrie des chiffres perses, répétition…). Pour les numéros de t éléphone, c’est la même convoitise.

Marque d’hospitalité : à un invité, on offre le café, ou des cigarettes (des paquets de différentes marques sont disposés dans un panier).

Souvent pour répondre à une question, les libanais lèvent les sourcils sans dire ni oui, ni non. Sachez que cela signifie "non".

Paradis des Mercédès et BMW. Vous verrez beaucoup de véhicules de ces marques allemandes. De tous âges, et de toutes finitions: du modèle 1950 rafistolé jusqu’au tout dernier modèle hyper-luxe. Il y a aussi de magnifiques exemplaires de vieilles voitures américaines. De quoi attirer les collectionneurs.

Klaxon. En voiture, l’usage du klaxon est courant et même indispensable; souvent klaxonner signifie "attention, je suis là, j’arrive". Il sert aussi aux taxis pour se signaler à d’éventuels piétons clients.

Jets d’eau. Dans les restaurants populaires, l’eau est disponible en cruche de verre: il faut boire sans porter la cruche aux lèvres. Demandez un verre pour ne pas être éclaboussé. Pour une meilleure hygiène (l’eau du robinet est généralement stockée dans une cuve pas forcément entretenue, sur le toit de chaque immeuble), préférer les boissons en conditionnement fermé (en bouteille ou en boite métal).

Pigeons. Peut-etre verrez-vous à Beyrouth ou dans les grandes agglomérations, ces groupes de pigeons qui tournoient au dessus des immeubles en fin d’après midi ? Il s’agit d’une vieille tradition, que l’on dit ancestrale, qui consiste à dresser des pigeons. Les pigeons sont entrainés régulièrement à tournoyer au dessus de l’immeuble (ou se trouve le pigeonnier et l’éleveur). Les cercles s’élargissent de façon à capter les pigeons d’un autre groupe et augmenter la taille de l’élevage. L’éleveur utilise un fouet dont le claquement au sol sert à commander les pigeons. Aussi, des règles fixent l’organisation du pigeonnier et des nichoirs…

Les bouteilles d’alcool (whisky en particulier) sont munies d’un embout qui empêche la contrefaçon : pendant les années 80, la fraude consistait à remplacer le produit d’origine par un produit bas de gamme.

Il pourra arriver que l’on vous rende en plus de la monnaie , des boites de pâte à mâcher (chewing gum) : cela correspond à 50 LL ou 100 LL (soit 0,50 FF) que l’on ne peut pas rendre en pièces.

"Vache folle": les consommateurs libanais sont vigilants quant à l’origine et l’alimentation des boeufs.

De légers tremblements de terre se produisent rarement; il n’y a pas de précautions particulières à prendre.

Le narguilé n’est pas de la drogue. C’est du tabac, parfois parfumé, dont la fumée passe en bulles dans de l’eau ordinaire, humidifiant et adoucissant la fumée. Parfums du tabac : miel, pomme…

- Aspects déplaisants du Liban -

Le prestige sinon rien. Au Liban, si vous n’avez pas une affaire de quelques millions de dollars, vous n’êtes rien. Et ceux qui ont réussi le montrent ostensiblement, parfois avec un odieux mépris ou en transgressant les lois.

Pas de classe moyenne. Au Liban, 95% des biens appartiennent à 5% de la population.

Gestes. En voiture, il ne faut faire aucun geste qui pourrait être mal interprété (surtout pas de doigt ou d’insultes). Il reste des armes, dont certaines dans les voitures…

Main d’oeuvre étrangère. Le personnel peu qualifié est souvent étranger. Le personnel de maison est d’origine sri-lankaise, ou africaine. Et la législation libanaise gagnerait à être améliorée pour limiter les entorses aux droits élémentaires de l’etre humain (horaires, congé hebdomadaire, liberté de circulation).

Ne pas tendre le bras lorsqu’un avion, ou un hélicoptère militaire passe : le pilote ne peut pas distinguer s’il s’agit d’un bras ou d’une arme à feu qui le vise. A éviter aussi, à la frontière israelo-libanaise. Heureusement la tension des années 80 a cessé, et les survols sont peu fréquents.


Gastronomie Libanaise ..hmmmm…

Les mezzes

 

La gastronomie libanaise est légendaire. Les mézzés les pâtisseries et les boissons sont très variées. Très caloriques aussi.

Faites-vous plaisir au moins une fois lors de votre passage au Liban. Invitez tous vos amis autour d’un vrai mezze (dans un vrai restaurant de mezzes). Choisissez un restaurant en plein air en été. dans la bequaa, dans la montagne ou sur la côte.

Une fois au restaurant, descendez de votre véhicule à la porte du restaurant, et n’hésitez pas à confier les clés au voiturier : il en assurera la surveillance (et veillera à la protéger du soleil au déjeuner). Un pourboire sera laissé au voiturier, pas toujours salarié.

Une fois à votre table, la carte permet de constituer un assortiment sur mesure, les prix étant indiqués.

En amuse-bouche, les olives concassées, les graines de citrouille (ou de courgette ?) salées, à décortiquer, les amandes en chaton, ou en gangue ou séchées (selon la saison) les arachides servies juste avant les mézzés.

L’arak est servi dans de petits verres typiques, et accompagne tout le repas. D’autres choisiront le whisky franchement mélangé à l’eau. Plus rarement le vin.

Parfois le pain traditionnel libanais est préparé et cuit sur place et vous est servi tout chaud. Un délice ! Sur la table, il y a toujours un gros plateau de légumes à croquer (salade, choux, navets, radis, poireaux, carottes, menthe à tige carrée).

Les mezzes : taboulé (persil haché, doit toujours commencer le repas), hommos (purée de pois chiches, à aroser d’un filet d’huile d’olive), moutabal (purée d’aubergines grillées)… Plus il y a de convives, plus les plats peuvent être variés. On se sert avec les doigts à même les plats (cone de pain trempé dans le plat de hommos) et on mange les mets de son assiette, avec la fourchette si c’est nécessaire (taboulé…)

Originalité : foie cru (cholestérol !), oisillons rotis, cervelle, langue de mouton…

Les grillades, brochettes : viandes de poulet, agneau, boeuf.

N’oublions pas les poissons (daurade, rouget, friture) frits (ou grillé pour les régimes maigres) dans les restaurants de "fruits de mer" (à Jbeil-Byblos, à Tabarja). A noter que "fruits de mer" désigne principalement les poissons, le calamar/seiche. On trouve des coquillages importés de France, dans quelques restaurants de cuisine francaise.

Vous remarquerez, dans les grandes maisons, les serveurs qui s’affairent comme des abeilles autour de votre table, s’assurant de votre bien-être, et essayant de satisfaire le moindre caprice des clients.

Desserts : achta avec dates, fruits de saison (plateau composé de fruits épluchés en fin de repas). Les patisseries sont rarement présentées au désert, puisque le repas est très copieux.

Selon les saisons, goutter :

  • au printemps (avril – mai) : les nèfles (fruit orange avec un gros noyau lisse, au goût de mangue et d’orange), les jeunes amandes croquées et avalées encore enrobées de leu gangue, à l’apéritif.
  • en juillet et août : les dattes fraîches ou noircies à l’eau vinaigrée,
  • de septembre à novembre : les agrumes (oranges, mandarines) vendues sur la côte sud vers Saïda,
  • pendant tout l’automne : les bananes, petites, douces et parfumées.

Pendant le repas, ou à la fin, il est courant de fumer le narguilé (la pipe à eau) dont la fumée, douce et parfumée, embaume le restaurant. Certaines femmes fument, ce qui semble être rare dans le monde arabe.

Si vous invitez vos convives, cela fait très chic d’aller discrétement régler la note de restaurant, d’autant plus chic que les convives ne s’appercoivent de rien.

Recettes de cuisine libanaise : recettes de cuisine libanaise – spécialites regionales -

Les restaurants de Mézzés à Paris ont perdu une bonne part du cérémonial, pour satisfaire les goûts parisiens, ou simplement par contrainte économique : disparus le plateau de légumes, les petits verres à arak, les brigades de serveurs, les cruches à eau…

Les boissons

Préférer les boissons en bouteille à l’eau du robinet (voir rubrique santé). Il est possible de s’amuser à boire à la cruche, sans la toucher ! Sans entrainement, on se retrouve éclaboussé.

La boisson locale est l’arak (contient de l’alcool) : c’est une sorte de pastis obtenu par distillation de jus de raisins fermentés avec des graines d’anis. A mélanger avec de l’eau et à servir avec des glaçons dans un petit verre, que l’on remplace (dans les grandes maisons) aussitôt qu’il est vide, par un verre propre et plein. Peut-etre qu’à cause des trois distillations successives, il ne donne pas de mal de tête (s’il est consommé avec modération). Producteurs: Kefraya, Brun, Al Massaya, Ksarak, Fakra… 
A noter qu’on retrouve une variante de cette boisson anisée dans d’autres pays du bassin méditerranéen; en Grèce, il s’agit du raki, beaucoup plus corsé en épices
.

Le Liban produit du vin blanc et rouge : à Kéfraya (Béquaa – lien perdu : http://www.chateaukefraya.com.lb) , à Ksara (Béquaa), Nakad (à Jdita dans la Bequaa), et Musar (à Ghazir: dans la montagne au dessus de la baie de Jounieh). Les caves se visitent. Production disponible partout dans les régions chrétiennes, boutiques et centres commerciaux. Autres vignobles: Massaya à Tanaiel dans la Beqaa.

Il existe une bière produite localement sous licence : Almaza. Bière blonde, légère et rafraichissante.

On trouve des boissons carbonnées au cola, sodas aux fruits (Mirinda) dans tout le Liban, et lorsque l’alcool n’est pas permis. Ou encore le sirop de rose.

Le café turque

Confectionné dans des petits pots métalliques caractéristiques, le café est mélangé à l’eau en ébullition.

Le vrai café, avec de la cardamone, est plutôt fort. Il est servi nature, mais se prend généralement sucré. Dans les grands restaurants, il est servi non sucré par un cafetier en costume traditionnel, dans des petites tasses sans anse. La cafetière dispose d’une cheminée centrale où une braise maintient une chaleur suffisante. Ce café est très fort et est servi à volonté par petites quantité jusqu’à satiété (on dit alors "ralasse", c’est à dire cela suffit).

En fin de repas, il convient de laisser un pourboire au cafetier qui n’est pas forcément salarié du restaurant. Dans les rues (front de mer de Beyrouth, souks de Saïda ou de Tripoli), des marchands ambulants servent aussi ce genre de café, mais dans des conditions d’hygiène insuffisantes.

Le narguilé

La pipe à eau, une façon originale de fumer le tabac : le tabac est parfumé au miel, aux fruits… la fumée est adoucie par le passage dans l’eau. La pipe à eau est esthétique, parfois très travaillée et surchargée de parures. Bien sur, ce tabac n’a rien a voir avec de la drogue.


Green Wheels, le Liban sur deux roues !

 

L’été 2010 a vu l’officialisation d’une toute nouvelle association libanaise : Green Wheels. Littéralement « roues vertes » en français. Cette association à but non-lucratif a pour père Marc Geara, promoteur immobilier passionné de vélo. Il en est aujourd’hui le président. Attirés par les projets proposés par Green Wheels, nous sommes allés à sa rencontre.

« Promouvoir l’usage des vélos au Liban » semble être le crédo de Marc Geara. Passionné depuis très jeune par le VTT, il s’achète l’an dernier un vélo de route, de course donc, et parcourt avec certains de ses amis le Liban. Dévorés par une passion commune, ils avalent généralement les kilomètres et dénivelés dans la vallée Lamartine. Le vélo, c’est tout un sport ! Mais pas seulement… Et Marc Geara en est bien conscient. C’est d’abord un loisir et un moyen de transport. C’est d’ailleurs sur ces deux dernières dimensions que l’association entend insister.

Il s’agit pour les membres de l’association de « donner aux libanais le goût du vélo ». Pour cela, il faut des installations qui permettent de pratiquer le vélo en tout sécurité, dans un cadre agréable. C’est ce à quoi répond le premier projet Green Wheels en collaboration avec la mairie de Damour. Sur un champ de bananier, l’on construit un circuit de 4 km, accompagné d’un point de location de vélo, des points d’eau, un restaurant. Bref, tout est prévu pour rendre l’endroit le plus agréable possible. Ce sera probablement prêt en avril 2011.

L’association a aussi pris contact avec différentes mairies comme celles de Jbeil, de Zahlé ou de Beyrouth. Zahlé et Jbeil ont déjà organisé desdites Journée de Vélo, respectivement le 10 octobre et le 31 octobre. Deux succès francs. Tous les vélos de Zahlé étaient loués, on faisait même la queue pour attendre les revenants. Le maire de Jbeil a lui annoncé la construction d’une piste cyclable entre Jbeil et Amchit, jusqu’aux frontières du territoire qu’il administre.

Mais Green Wheels a deux projets phares. D’abord, aménager Beyrouth pour qu’on puisse y circuler plus aisément en vélo, en reliant les endroits stratégiques, les quartiers traditionnels (Mar Mikhail -Gemmayzé – Saifi – Spears – Hamra – Ras Beirut), les universités et les quelques jardins par des pistes cyclables. Ils sont actuellement en discussion avec la mairie de Beyrouth et aussi celle de Paris pour coordonner les projets de chacun.

Enfin, le rêve de Marc Geara serait de construire une piste cyclable sur le littoral, du Nord et au Sud du Liban, sur la route parallèle à l’autoroute. Une piste de 274 kilomètres donc. Immense projet ! Pour cela, l’association doit convaincre par ses projets antérieurs. L’exercice beyrouthin, dont la tâche se révèle difficile, sera clef.

Le soutien populaire sera aussi d’importance, pour plus de pouvoir décisionnel et pour une vraie force de conviction. Pour devenir membre, verser 30 000 livres libanaises suffit. Libre à eux d’investir plus.

Un projet tout naissant qu’il faut suivre. D’une part parce qu’une association se construit et se détermine à ses débuts. Et d’autre part parce que les projets ici défendus sont de grandes envergures. S’ils arrivent à terme, il s’agit sans doute aucun d’une révolution (verte ?) pour le Liban et sa capitale, tout du moins d’une avancée considérable.


Production ou importation ?

Au fil des années, le Liban affiche ouvertement sa passion pour les cigares. Pour preuve, le Duty Free de l’aéroport de Beyrouth, véritable porte d’entrée du Liban, contient une civette « Casa del Habano », une boutique de cigares à la renommée mondiale. D’autres enseignes sont présentes sur le territoire libanais telles « Akiki’s Cigars » au downtown de Beyrouth ainsi que de nombreux « Cigare lounge » présents dans la capitale libanaise. Malheureusement, il n’existe pas encore de chiffres officiels sur le nombre exact de civettes au Liban. Mais pour un représentant d’une de ces enseignes ayant souhaité rester anonyme, le Liban pourrait devenir la plate-forme du cigare au Proche-Orient, rien de moins. De quoi attiser la rivalité entre les différentes enseignes.

Selon une source officielle, les cigares d’origine cubaine représenteraient plus de 90% de l’importation au Liban. Cette écrasante majorité s’explique surtout par la réputation qu’ont les cigares de Cuba. Du célèbre Cohiba de Fidel Castro au Romeo y Julieta et autres Monte Cristo et Partagas, les produits cubains sont les plus appréciés au Liban. Gage de qualité mais aussi de richesse. Tel un tailleur Yves Saint-Laurent ou un Chanel n°5, le cigare cubain est avant tout un signe d’apparat. Mais pas seulement pour Antoine Rizk. « Les Français apprécient les grands crus comme un bon Bordeaux ou un Bourgogne, les Libanais savent aussi apprécier la qualité. », explique-t-il avec entrain. Les 10% restants proviennent des pays d’Amérique centrale comme le Nicaragua et St-Domingue. Certains seraient d’origine vénézuélienne mais aucune donnée officielle ne peut confirmer cette rumeur.

Il existerait aussi une production de cigare au Sud-Liban. Cela ne signifie pas la production d’un cigare 100% libanais sur le marché mais, bien au contraire, une fabrication locale de cigares cubains gérées par quelques passionnés. Les différents commerçants de cigares beyrouthins que nous avons interrogés sont d’accord sur le fait que ces cigares sont contrefaits et n’ont rien à voir les cigares importés. « Ici, on les appelle des fake cigars (faux cigares) », raconte un vendeur l’air amusé, « quoi qu’il en soit, la concurrence est bien trop rude pour qu’ils soient pris au sérieux ».


Comment fume-t-on un bon cigare ?

 

Pour un passionné de cigare, le véritable fumeur est celui qui sait apprécier l’objet, qui lui voue une forme de respect. « Fumer un cigare, c’est avant tout un moment intime que l’on passe seul ou avec des amis », raconte-on. Au Liban, il s’accompagne souvent d’un cognac ou d’un vin libanais comme un Château Khoury. Il peut aussi être fumé avec un thé à la menthe, une coutume locale toujours surprenante pour un européen. Ensuite, vient l’art de fumer le cigare. Tout d’abord, celui-ci se coupe délicatement. On parle aussi de « punch » (sorte de trou percé à l’arrière du cigare). On l’allume non pas avec un briquet mais avec une allumette en bois de cèdre afin de ne pas modifier l’odeur du tabac. Puis, il est nécessaire de laisser l’objet se consumer lentement, sans précipitation. « Fumer un cigare est un pur moment de détente », explique Antoine Rizk, en fin connaisseur.

Pour précision, les fumeurs sont aussi des fumeuses. Même si les femmes restent moins nombreuses que les hommes, elles savent aussi apprécier le cigare. Certains étant même destinés à une clientèle plus féminine comme le « Mille-fleur », un cigare court et plutôt fin que l’on propose au Cigar Lounge du Gray, explique Antoine Rizk. Mais contrairement aux apparences, les clientes préfèrent les gros cigares, souvent réservés aux hommes (Cohiba, Patargas, etc.). Selon un vendeur interrogé dans une cave à cigares à Beyrouth « Il n’existe pas de cigares définitivement destinés à tel ou tel sexe. Certains sont peut-être plus destinés aux hommes qu’aux femmes et inversement mais cela reste très subjectif». En tout cas, le cigare reste un produit très apprécié par les Libanais, quel que soit son utilisation. Frimer ou savourer, chacun pourra choisir. D’autres diront aussi que fumer un cigare, c’est tout simplement écouter une histoire.


Le Liban, l’autre pays du cigare…

Objet de luxe pour certains, œuvre d’art pour d’autres, le cigare occupe une place toute particulière au Liban. Le pays figure même parmi les plus grands importateurs de cigares au monde. Pour quelles raisons ? Enquête sur un marché encore mal connu au pays du Cèdre.
On dit d’un cigare qu’il raconte une histoire. Et celle qu’il conte sur sa relation avec le Liban a tout d’une énigme. Certains datent son entrée au pays du Cèdre au début du siècle dernier. Pour d’autres, le cigare est un jeune produit de luxe. Savoir qui des deux a raison relève du casse-tête. Comme le Liban, le cigare est un savant mélange. Sa fabrication s’étend sur la durée (compter plusieurs jours de la sèche des feuilles au roulage final). Ne jamais dire qu’un cigare est semblable à une cigarette. Avant tout, le cigare se savoure pleinement et sereinement. C’est une relation qui se crée entre l’objet et son fumeur.

On date le retour du cigare au Liban au début des années 1990, plus précisément vers 1994. En 1990, les accords de Taef mettent fin à quinze ans de guerre civile au Liban. Le pays tend à se reconstruire et à retrouver sa prospérité d’antan. Avec le nouvel essor économique vient le cigare, un objet jusqu’alors surtout connu des spécialistes. Il entre progressivement dans les mœurs et devient un objet convoité. Symbole d’une prospérité retrouvée, il fait rapidement partie de la panoplie du « bon chic bon genre » libanais.

Le Liban est aujourd’hui le sixième importateur mondial de cigares. Une curiosité pour un pays qui ne compte que quatre millions d’habitants. « C’est très simple à expliquer », nous indique Antoine Rizk, manager du Cigare Lounge du Gray Hotel à Beyrouth, « Un certain nombre de Libanais fument le cigare, mais les étrangers venus du Golfe par exemple représentent également une clientèle assez importante au Liban. » Tel un complet chic ou un prêt-à-porter distingué, le cigare est devenu un objet de luxe.


Conduire au Liban: à vos risques et périls

"Au Liban, on conduit comme des kamikazes" cela traduit la pensée de tous ceux qui circulent sur les routes d’un pays où la mauvaise conduite notoire fauche chaque année de plus en plus de vies, des jeunes en majorité.

"Je me rends à mon travail chaque jour la peur au ventre", affirme Farah, "les conducteurs indisciplinés sèment la mort partout". En 2006, Lina Gebrane a perdu son fils unique, tué sur une route du Liban à l’âge de 18 ans, lorsqu’une moto venant à contre-sens a surgi face à lui. En voulant l’éviter, sa voiture a terminé sa course contre une station-service. "Les accidents de la route sont la première cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 29 ans au Liban, alors qu’ils sont la deuxième (cause de décès des jeunes) dans le monde", affirme Mme Gebrane, vice-présidente de "Kun Hadi" (Sois calme). "Mon fils ne reviendra pas, mais si on peut sauver la vie d’autres jeunes, il ne sera pas mort en vain. Il faut que ça cesse", souligne cette femme qui a fondé l’association avec son mari.

En juillet, le ministre de l’Intérieur Ziad Baroud a annoncé que 750 personnes étaient mortes à la suite d’un accident de la route en 2009, contre 190 victimes d’homicides. Pour 2010, les chiffres s’annoncent plus alarmants encore, 500 personnes ayant déjà été tuées au cours des six premiers mois de l’année, un chiffre record, selon la Youth Association for Social Awareness (YASA).

Autoroutes bondées, routes crevassées ou mal bitumées, absence de signalisation, manque de formation des policiers, alcool ou portable au volant: les causes d’accidents sont multiples. En l’espace de sept ans, le nombre de morts et de blessés a presque doublé, selon les chiffres de la Croix-Rouge.
"J’ai presque peur de sortir de chez moi", renchérit Rana Ghadar, 33 ans qui, chaque jour, fait le trajet entre Saïda (sud) et Beyrouth. "Les conducteurs ne respectent pas le code de la route, ça transforme la conduite en une aventure dont on ne peut pas prévoir les conséquences", dit-elle.

Les autorités tentent de remédier au problème en augmentant le nombre de radars et de caméras de surveillance. Le gouvernement a également approuvé des mesures pour tripler les amendes pour les contrevenants. La police tente également d’être stricte pour obliger les conducteurs à porter la ceinture de sécurité, arrêter de téléphoner ou envoyer des sms en conduisant, mais en vain.

Selon Kamel Ibrahim, de l’association YASA, le Liban est l’un des pire pays arabes concernant la circulation. Pour lui, l’ampleur du phénomène comporte un risque pour le tourisme. "Les agences de voyage à l’étranger disent de plus en plus à leurs clients de faire attention sur les routes du Liban", explique-t-il. Fadi, hommes d’affaires de 40 ans, estime que la circulation fait plus peur aux Libanais et aux touristes que la situation politique dans le pays, connu pour ses périodes d’instabilité. "On craint aujourd’hui non pas d’être tué par une bombe ou un attentat, mais de se faire écraser par un chauffard", lâche-t-il.


Un nouveau Premier ministre pour le Liban!

Le premier ministre Mikati et le général Aoun

Le choix comme Premier ministre au Liban du candidat appuyé par le Hezbollah est une victoire claire et nette pour le parti chiite pro-iranien qui pourrait déstabiliser les relations entre Beyrouth et les chancelleries occidentales, estiment des analystes.

"Nous devons attendre la composition du futur cabinet, mais c’est sûr que, vu de l’étranger, le Hezbollah et ses alliés sont au coeur du gouvernement maintenant", affirme Andrew Tabler, analyste auprès du Washington Institute for Near East Policy.

"Il y a eu un grand changement, qui soulève plusieurs questions", dit-il. Le milliardaire Najib Mikati a été chargé mardi de former un nouveau gouvernement, après que la démission des ministres du camp du parti chiite eut provoqué la chute du cabinet de Saad Hariri, en raison d’un bras de fer sur le Tribunal spécial pour le Liban (TSL).

Cette instance basée près de La Haye est chargée de juger les responsables de l’assassinat de l’ex-Premier ministre et père de Saad, Rafic Hariri. Elle est accusée par le Hezbollah d’être  instrumentalisée par Israël et les Etats-Unis.

Le puissant parti chiite s’attend à être mis en cause par le tribunal et avait sans succès tenté d’obtenir que Saad Hariri le désavoue. Pour Shadi Hamid, directeur de recherches au Brookings Doha Center,
l’arrivée au pouvoir de M. Mikati grâce au soutien du Hezbollah pourrait déstabiliser les relations entre le Liban et les pays occidentaux.

Si (la coalition menée par le Hezbollah) devient la force qui gouverne le Liban (…) cela va porter atteinte aux relations entre le Liban et les puissances occidentales, et notamment avec les Etats-Unis", dit M. Hamid.

"Cela soulève des questions concernant l’aide militaire et économique, voire sur le retrait de cette aide", estime-t-il. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, dont le pays considère le Hezbollah comme une organisation terroriste, a déjà clairement averti qu’un gouvernement "contrôlé" par le parti chiite aurait "clairement un impact" sur les liens bilatéraux.

Israël, dont le Hezbollah est la bête noire, a appelé mercredi la communauté internationale à empêcher le Hezbollah et l’Iran de prendre "en otage le Liban".

"Je crois que le plus important est d’observer maintenant les calculs d’Israël, dit M. Tabler. "Jusqu’à présent il y a toujours eu +une zone tampon+ entre le Hezbollah et Israël: l’Etat libanais et l’armée".
"En cas de futur conflit, je ne sais pas si (Israël) fera la différence entre l’Etat libanais et le Hezbollah", indique l’expert.

Les analystes estiment par ailleurs que la communauté internationale observera de très près comment le nouveau Premier ministre abordera la question du tribunal international. Avec le Hezbollah aujourd’hui en position de force, ils craignent que M. Mikati n’accepte de cesser toute coopération avec le TSL, en retirant les juges libanais et en arrêtant le financement de Beyrouth. Selon M. Tabler, "la question la plus imminente est le TSL, qui a été créé sous le chapitre 7 (contraignant du Conseil de sécurité de l’ONU), ce qui peut impliquer des sanctions" en cas de suspension de la coopération.

Hormis cet épineux dossier, l’influence du Hezbollah sur le futur gouvernement ne sera peut-être pas très flagrante, estiment les experts. "La situation n’est pas exactement tel que décrite par les médias
occidentaux. C’est plus compliqué", dit M. Hamid "Le Hezbollah a participé à des gouvernements avant cette crise. Ni lui ni aucune autre partie ne pourront jamais contrôler totalement le gouvernement, en raison du système de partage politique" en vigueur au Liban, fondé sur la parité entre chrétiens et musulmans.


Qui est Najib Mikati?

Le premier ministre Libanais Najib Mikati

Najib Mikati, chargé mardi de former un nouveau gouvernement au Liban, avec l’appui du puissant Hezbollah, est un magnat des télécoms milliardaire qui a déjà été brièvement Premier ministre en temps de crise en 2005.

Najib Mikati est souvent remarqué sur les photos de groupe parce qu’il dépasse d’une tête les personnes qui l’entourent. Ce sunnite de 55 ans a été chef de gouvernement pendant trois mois dans la foulée de l’assassinat de l’ancien dirigeant Rafic Hariri qui a divisé le pays entre le camp de Saad Hariri, fils de Rafic, et celui du parti chiite Hezbollah. Ami personnel du président syrien Bachar al-Assad, M. Mikati a été élu député du Liban nord en 2000 et 2009 et a occupé le portefeuille des Travaux publics entre 1998 et 2004, qu’il a réussi à moderniser.

S’il revient sur le devant de la scène dans un contexte de crise, liée à l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri, sa nomination a provoqué cette fois-ci la fureur du camp de Saad Hariri, Premier ministre en exercice et leader sunnite le plus populaire du pays. Accusé de "trahison" –il avait été élu député en 2009 sur les listes de Saad Hariri–, Mikati a été immédiatement vilipendé comme "le candidat du Hezbollah" chiite, le plus puissant mouvement armé au Liban.

Le Premier ministre désigné est la tête d’un petit empire international employant plus d’un millier de personnes avec des bureaux notamment à Paris, Londres, New York et Monaco. Il est notamment le co-fondateur du groupe Mikati (M1), holding familiale et l’un des principaux actionnaires de l’opérateur sud-africain de télécommunications MTN, propriétaire de la marque de prêt-à-porter haut de gamme "Façonnable", et investisseur dans l’immobilier, le transport, le gaz et le pétrole.

Il figure dans le classement du magazine Forbes qui estime sa fortune à 2,5 milliards de dollars tout comme celle de son frère Taha. Diplômé en gestion des entreprises de l’Université américaine de Beyrouth (AUB), il a poursuivi ses études au prestigieux institut d’administration des affaires Insead à Fontainebleau, près de Paris, puis à l’université Harvard. Il est marié et père de trois enfants.

Homme politique chevronné, il devra très probablement former un gouvernement sans la participation du camp de son ancien allié, Saad Hariri,  celui-ci ayant fait savoir qu’il boycotterait son cabinet. Si sa nomination en 2005 a été bien accueillie par la communauté internationale, notamment la France, celle de 2011 sera sans doute reçue avec méfiance, en raison du soutien du parti chiite. Lui qui était proche du Premier ministre assassiné, devra s’atteler à lourde tâche de gérer la crise née du bras de fer autour du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), en charge de l’enquête, le Hezbollah réclamant la fin de toute coopération avec cette instance qu’il accuse d’être "à la solde d’Israël et des Etats-Unis".


Les grottes de Jeita

Le plaisir d’une visite des mythiques grottes de Jeita est multiple : enseignements sur la géologie du pays, plaisir des yeux face aux sculptures naturelles ornant ces sites souterrains, mais aussi amusement pour les enfants avec les trajets en téléphérique, en barque et petit train pour passer d’un site à l’autre. 

Autrefois l’un des sites les plus visités, les grottes de Jeita, situées à 20 km de Beyrouth dans la vallée de Nahr el-Kalb, au Keserouan, ont été rouvertes après un réaménagement complet. Véritables chef-d’oeuvre de la nature, elle furent découvertes en 1836 par un Américain du nom de Thompson. Elles furent explorées systématiquement pour la première fois en 1873, puis en 1902, en 1927 et dans les années 1950. Fermées au public en 1978 en raison de la guerre civile, les grottes ont été réouvertes en 1995. Ces grottes saisissent par la diversité des formes et par l’importance et le nombre des stalactites et stalagmites qui les composent, lesquelles d’ailleurs se sont vues affubler par l’imagination des explorateurs de noms aussi fantaisistes qu’évocateurs. Depuis des millions d’années, l’acide carbonique contenu dans les eaux de pluie et les eaux souterraines dissout le calcaire des roches karstiques, créant des fissures dans lesquelles s’infiltre l’eau qui sculpte peu à peu la roche et lui donne ce relief fantasmagorique que l’on peut observer à Jeïta.  

Ces cavernes sont accessibles au moyen d’un téléphérique panoramique et peuvent en partie être visitées en barque Elles se composent en galeries inférieures et galeries supérieures.

Les galeries

Les galeries inférieures : c’est la visite de cette partie de la grotte qui se fait en canot. Elle ne couvre que près de 600 mètres sur un parcours total de 6910 mètres actuellement reconnu par les spéléologues libanais. Elles sont situées à 60 mètres en dessous des galeries supérieures. Elles sont fermées en hiver à cause du niveau d’eau trop élevé.

Les galeries supérieures : formées quelques millions d’années avant celles de la grotte inférieure, ces galeries sèches présentent le premier état du site de Jeïta, avant que des conditions géologiques n’aient provoqué le déplacement de la rivière souterraine vers son lit actuel. Un tunnel d’accès de 120 mètres de long permet au visiteur de découvrir à pied un paysage fantasmagorique de voûtes, de gours, de piliers stalagmitiques, de colonnettes de toutes tailles, ainsi que de draperies et de concrétions cristallines diverses. La partie accessible par les visiteurs est formée de trois chambres : la première, la Chambre Blanche, abrite les formations les plus impressionnantes de la grotte, tandis que la seconde, la Chambre Rouge, tire son nom de la couleur rougeâtre donnée aux formations par l’oxyde de fer. La troisième chambre est la plus grande et atteint une hauteur de plus de 120 mètres. Notons que la plus grande stalactite du monde se trouve dans la Chambre Blanche et mesure 8,2 mètres. Attention à ne pas glisser lors de cette visite piétonne !

Les grottes de Jeita restent aujourd’hui le théâtre d’un pittoresque spectacle de son et de lumière et ont abrité à maintes fois d’inoubliables concerts. Leur caractère exceptionnel a été mondialement reconnu lorsque les grottes ont été sélectionnées parmi les finalistes pour désigner les sept nouvelles merveilles naturelles du monde. Le résultat ne sera connu qu’en 2011 mais les grottes, au coude-à-coude avec rien de moins que le Grand Canyon, le Kilimandjaro ou la Grande Barrière de Corail, ont déjà affirmé leur caractère grandiose.


Wadi Qadisha ou la Vallée sainte

Enfouie entre Bcharré et Tourza, la vallée Qadisha recèle une végétation exceptionnelle, des versants escarpés formés de strates parallèles, un terrain aux paysages contrastés : là, les plaines arides de Qornet Es-Saouda débouchent sur la verte abondance des vallées environnantes ; les cèdres, survivants des siècles passés, laissent la place aux chênes verts, aux genévriers et arbustes méditerranéens ; le tout est traversé par la rivière « Nahr Qadisha ». Les eaux des petites vallées environnantes viennent toutes se jeter dans son cours, qui, une fois sorti de la vallée, traverse Tripoli jusqu’à la mer. C’est cette rivière qui a conféré à la région son appellation de « vallée sainte ». Le nom Qadisha recèle dans ses origines sémites la notion de « sainteté ».

Située à 85 km de Beyrouth et à 18 km de Tripoli, la vallée se déploie à partir de Kousba et se divise ensuite en deux branches à partir de Tourza. Chaque branche porte le nom d’un monastère. La première, Wadi Qozhaya, mène jusqu’à Ehden au nord et la deuxième, Wadi Qannoubine, couvre Hadath El-Jebbe au sud pour aboutir aux Cèdres.

Un travail géologique impressionnant a fait naître cette vallée telle qu’on la connaît aujourd’hui. A force d’érosion due au passage continu de la rivière, la vallée s’est peu à peu élimée et creusée jusqu’à former cette gorge profonde, donnant lieu à des grottes en contrebas.

La formation naturelle la plus conséquente de cette vallée réside dans ses grottes : joyaux de la vallée, issues de l’érosion karstique souterraine, elles sont vite devenues des grottes-refuges ou des grottes sacrées.

La grotte de Qadisha, au-dessus de Bcharré, s’étendrait sur plus de 778 mètres. La grotte de Dilmass, située à un emplacement stratégique, servait de poste de guet au travers de sa façade percée de meurtrières. La grotte El Houriyyeh, témoigne d’une civilisation qui observait des rites funéraires précis.
Recelant des objets antiques, laissant couler des sources, ornées de circonvolutions et plis harmonieux formés par la roche, parsemées de stalactites, stalagmites et autres concrétions calcaires, le tout coulant sous différentes couleurs, certaines de ces grottes offrent au regard des explorateurs un spectacle fascinant.

Grottes-refuges et christianisation

Depuis la préhistoire en passant par l’époque romaine, des hommes ont habité ces grottes. Mais à l’aube d’un christianisme naissant, en proie à de sanglantes querelles doctrinales concernant la nature du Christ, ces grottes se sont mutées en véritables chapelles, couvents ou ermitages, abritant des générations de moines, ermites et ascétiques.

Les grottes accessibles ayant servi de refuge se comptent par centaines et ont été rattachées aux grands monastères de la vallée. Ces monastères étaient autonomes et les moines qui y vivaient ne prononçaient pas de vœux mais rentraient dans leur fonction en revêtant l’habit. Ils menaient une existence ascétique, dans le dénuement le plus total, certains se transformant parfois en véritables ermites. Nombreux sont les témoignages des voyageurs attestant de cette exemplaire vie monacale respectant avec exactitude les prières, repas frugaux et travaux des champs.

Mais il faut préciser que l’écho de différentes prières se faisaient entendre dans la vallée et ce, dans toutes les langues : grec, syriaque, éthiopien, arabe. Des solitaires musulmans y trouvaient même refuge. Selon les dires, aujourd’hui célèbres, du voyageur andalou Ibn Joubeir, les reclus musulmans et les populations chrétiennes s’entendaient alors parfaitement.

Ce qui demeure mystérieux c’est le peu de connaissances quant aux débuts exacts du christianisme dans la région. De petits temples existaient depuis longtemps dans la montagne et les villages semblent s’être développés autour des lieux de culte. Plus tard, la reconnaissance du christianisme comme religion officielle vît arriver la destruction systématique des anciens lieux de culte. Certains lieux témoignent encore de cette période pré-christianisée. A Hadchit, l’église dédiée à Saint-Romain (Mar Romanos), paraît avoir été érigée sur les vestiges d’un temple antique. A Bcharré, au-dessus du couvent Saint-Serge (Mar Sarkis), une tombe antique est dominée par un obélisque naturel surplombant la vallée. Autant de signes de l’imprégnation des traditions romaines dans la vallée, le christianisme s’étant donc implanté tardivement dans la Qadisha -contrairement aux villes côtières.

La vallée entière garde le sceau des différentes cultures et civilisations qui l’ont traversée. Des vestiges païens aux reliques religieuses, Qadisha fait le lien entre les siècles, témoigne de l’évolution des mœurs au niveau religieux et notamment de l’impact du christianisme dans la région.

Avec l’arrivée des Croisés, si la « vallée sainte » était un véritable refuge, elle fut aussi un haut lieu de résistance : l’alliance entre les chrétiens de la montagne et une armée musulmane renversa les Francs qui s’étaient installés sous la protection du comté de Tripoli.
Plus tard, au XIIIe siècle, les Mamelouks qui s’étaient emparés du pouvoir, firent des incursions dans la vallée où sévissaient des patriarches dissidents qui finiront par être massacrés avec leurs réfugiés. Lors de ces incursions, les habitants se cachaient dans des grottes difficiles d’accès comme « Aassi al-Hadath ».

Toutes les richesses de Qadisha, tant naturelles que culturelles, ont amené l’Unesco à classer la vallée sur la liste du patrimoine mondial sous le numéro 850.


Les Cèdres du Chouf

 

 

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Située à 1170 m d’altitude, La réserve naturelle de Barouk, également appelée réserve naturelle des Cèdres du Chouf est un site touristique de grande renommée, qui fut créé par une organisation non gouvernementale à partir de 1994.

Contrôlée et gérée par la Société des Cèdres du Chouf, dont Walid Joumblat est le Président général du Comité Exécutif, sous l’égide du ministère de l’environnement et en étroite coopération avec les Nations Unies, la réserve des Cèdres du Chouf, avec sa superficie de 550 km2, soit 5% du territoire national, est la plus grande des réserves naturelles du Moyen-Orient.

L’initiative de la création de cette réserve est née en 1996 face à l’urgence que représentait alors la déforestation, menaçant la pérennité des « cedrus libani », symboles nationaux. Elle est ainsi la plus importante réserve de cèdres du Liban, et concentre plus de 25% des 2000 hectares plantés.

La réserve s’étend sur une superficie allant de Dahr Al-Baidar au Nord est à Niha, au sud. Elle inclut plus de trois millions d’arbres (dont chêne, pin, genévrier) et abrite trois grandes forêts de cèdres : Maasser El-Chouf, Barouk, et Aain Zhalta-Bmahray.
La montagne des cèdres, quant à elle, donne sur des vues panoramiques de la vallée de Békaa du lac du Qaraoun à l’est, et de la méditerranée à l’ouest.
On peut même y trouver un lac artificiel crée pour éteindre un feu éventuel. Ce même lac est par ailleurs financé par le japon.

La réserve intègre une grande variété de faune et de flore, soit au total :

* 500 espèces de plantes, dont des plantes médicinales et aromatiques. 10 sont considérées à l’échelle internationale comme rares.
* 200 espèces d’oiseaux dont 19 sont considérées comme rares.
* 32 espèces d’animaux sauvages dont 12 sont considérées comme rares (loups, gazelles, loups, hyènes, lynx…)

Les objectifs de la réserve se concentrent autour de points clés:

* la recherche scientifique (inventaire, biodiversité)
* la conservation et la préservation du patrimoine naturel
* le développement et le tourisme écologique
* l’aménagement et la construction
* le partenariat

Appréciée notamment pour ses magnifiques cascades et chutes d’eau, ainsi que pour ses arbres millénaires, vieux de 2000 ans, la Réserve Naturelle des Cèdres attire autour de 25000 visiteurs chaque année.

De nombreuses activités aussi bien sportives que culturelles y sont pratiquées: Au programme: deltaplane, randonnées, ski à raquette, VTT, collection, identification d’insectes et de papillons et bien d’autres encore…

A Barouk-village, des produits régionaux aux mille saveurs sont proposés aux touristes comme des marmelades aux fleurs, du miel des cèdres, des sirops et des herbes aromatiques. Une bien agréable ballade dominicale, en famille ou entre amis, qui vous fera respirer une bonne bouffée d’air frais avant de replonger dans l’agitation beyrouthine.


Réserve de Tannourine

La réserve naturelle de Tannourine (Liban nord), située dans les hauteurs de Batroun, à 100 km de Beyrouth, a été intégrée dans les grandes réserves au Liban avec la loi du 24 février 1999. Elle est gérée par le coité de la réserve naturelle de la forêt des cèdres de Tannourine en coopération avec le Ministère de l’Environnement.
La réserve monte à une altitude allant de 1250 à 1870 m et offre une vue splendide : une immense cédraie de plusieurs hectares, comprenant 400 000 arbres, trois gouffres ainsi qu’une immense vallée archéologique. L’ensemble du site est sublimé par les montagnes et falaises environnantes. La forêt de Tannourine a vue sur le site de la vallée de Ain el-Raha. La réserve de Tannourine constitue un véritable trésor pour les randonneurs. Celle-ci est en effet peuplée d’un paysage forestier incomparable : une flore aux mille couleurs dont trois cents espèces de plantes, ainsi qu’un un large éventail de tulipes et d’œillets ; la faune, quant à elle, comprend pour la plupart des prédateurs comme le loup, le renard, l’hyène. A cela s’ajoutent des oiseaux dont le chant ne peut qu’enchanter les promeneurs.

Les activités pouvant être pratiquées sur le site sont nombreuses : spéléologie, escalade, tir à l’arc, pistes pour VTT.

Pour les passionnés de fouilles, ce site inclut des ruines d’églises et des objets ayant appartenu aux moines ermites qui ont habité le lieu.

Attention à respecter certaines règles comme par exemple l’interdiction de la chasse.

Pour une petite faim, quelques restaurants traditionnels attendent touristes et visiteurs.

Cette réserve est à découvrir et à redécouvrir car chacun de ses moindres recoins est un véritable havre de paix.


D’où vient le narguilé ?

Bon, tout le monde le sait aujourd’hui : le narguilé n’est pas l’ami de notre santé. N’empêche. Au Liban, il est présent dans la majorité des maisons, il est source de détente et délie les langues, sa fumée parfois fruitée est envoutante… quelles sont les origines du narguilé ?

Le narguilé est une pipe à eau qui permet de fumer une préparation à base de tabac nature ou aromatisé aux fruits. La fumée est aspirée par un tuyau flexible et traverse un vase rempli d’eau. L’eau refroidit la fumée et la rend très douce. Le narguilé est avant tout une source de plaisir et favorise le contact humain. Certains narguilés sont de véritables œuvres d’art et n’ont parfois qu’une fonction décorative.

Des origines incertaines

Beaucoup de synonymes et d’orthographes existent pour désigner le même objet selon les pays. Il peut être indifféremment appelé : narjila en Turquie, chicha en Egypte, Houka en Inde, chilam en Afghanistan.

Si l’on s’attache à l’origine du mot « narguilé », on distingue des origines perses : « naghilé » a la même racine que le mot persan « nãrgil » du sanscrit « nãrikera » qui veut dire noix de coco. Ce nom ferait donc référence à la forme générale des récipients recevant l’eau qui étaient souvent de simples fruits. Le synonyme « shisha » a également des origines perses. Il vient du mot « shishe » qui signifie « bouteille ».

Plus encore que l’origine du mot, l’origine même du narguilé est des plus hasardeuses. On lui attribue de multiples provenances et il est finalement probable qu’il se soit en réalité développé indépendamment à divers endroits du globe. Ainsi on dénombre des sources en Europe, Amérique, Inde, Perse et Afrique.

Une des possibilités serait une origine européenne : le narguilé serait dans cette hypothèse le descendant de la pipe à tabac. Il aurait pu également être utilisé en Asie et au Moyen-Orient pour la consommation de drogues comme le haschich ou l’opium (notamment en Chine).
La possibilité d’une origine sud-africaine ou éthiopienne pour cette forme de pipe à eau a été considérée par des spécialistes comme Alfred Dunhill et John Edward Philips. Récemment une découverte archéologique. Intéressante dans une grotte éthiopienne relance le mystère des origines du narguilé. En effet, des fourreaux à pipe du 14ème siècle ont été retrouvés. Déjà en 1971 des bols de narguilé avaient été excavés dans la grotte de Lalibella en Ethiopie. Leur datation semble indiquer une utilisation dans les années 1320.
En tout état de cause, les spécialistes semblent s’accorder sur le fait que l’émergence à grande échelle de l’utilisation du narguilé dans les sociétés orientales est simultanée à l’apparition des cafés publics et à l’arrivée du tabac au Moyen-Orient. Les portugais ont en effet introduit le tabac en Iran au début du 16ème siècle. C’est au cours de la dynastie des Salavides que son usage s’est fortement développé dans le pays, à tel point que la société persane tout entière l’utilisait à la fin du règne du Shah Abbas 1er. Il s’est ensuite étendu, à travers l’empire Ottoman, dans tout l’Orient.

Le narguilé, objet de société

Le narguilé se fume posément, le temps semble suspendu et on se livre à un véritable « lâcher prise ». La pratique peut être solitaire, accompagnée de musique et d’un livre ou encore dans une méditation rêveuse. Mais dans la plupart des cas il se fume en collectivité, faisant abstraction des différences sociales pour ne privilégier que la communication.

Les narguilés ne possèdent généralement qu’un seul tuyau qui tourne d’un fumeur à l’autre, favorisant ainsi l’échange. L’atmosphère brumeuse due à la fumée et le relent des bulles ne font que participer à cette ambiance amicale qui favorise la conversation. Le narguilé devient alors l’occasion de la réflexion, voir de la prise de conscience.

Au Liban, les hommes et les femmes de toutes les classes sociales continuent de pratiquer le narguilé. Pendant les longues années de guerre la famille et les voisins emportaient le narguilé avec eux dans les caves. Il fut ainsi le compagnon des périodes obscures.
Aujourd’hui, les cafés et les restaurants qui servent le narguilé sont légions et se transforment en véritables lieux de convivialité et de socialisation.

Le narguilé est si populaire qu’il est possible de se le faire livrer à la maison, à toute heure du jour et de la nuit, au même titre qu’une pizza…


La Cave de Joël Robuchon s’ouvre à Beyrouth

« La Cave de Joël Robuchon » dite aussi « The Wine Library » a enfin ouvert ses portes dans les souks de Beyrouth le 10 juin 2010.  

En présence du sommelier attitré de M. Joël Robuchon depuis plus de 20 ans, M. Antoine Hernandez et les représentants de Fawaz Holding, les convives tel que la presse, les amis, les amateurs de vins ,ainsi que les professionnels dans le monde viticole ont pu découvrir une sélection de vins venus du monde entier. Sur place, des sommeliers professionnels reçoivent et conseillent la clientèle dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

Dans le même esprit de la cave à Paris située dans le septième arrondissement, la devise « Des petits vins, des grands vins, des bons vins » reflète l’ambiance de la maison.

Joël Robuchon est un cuisinier français médiatique, plusieurs fois étoilé.Connu d’une part pour ses restaurants « La Table de Joël Robuchon », «l’Atelier de Joël Robuchon » à Paris ainsi qu’à
l’étranger notemment Monaco, Tokyo, Macao, Las Vegas, New York et Hong Kong et d’autre part pour son émission « Bon appétit Bien sûr », décide en 2007 de se démarquer de la concurrence en ouvrant une cave haut de gamme où le vin devient accessible non seulement aux clients de ses restaurants, mais aussi aux amateurs de vins.

Fawaz Holding, connue pour beaucoup d’autres enseignes, rêvait depuis longtemps d’avoir une cave à vins. Grâce à la collaboration de Joël Robuchon, ce rêve devient réalité.Vous pouvez dès aujourd’hui venir découvrir le plaisir de votre palais où une équipe de connaisseurs se fera la joie de vous accompagner dans ce voyage des sens.


Le secteur de la santé

Santé

Par nature, le secteur de la santé est en constante évolution.
Si le Liban possède parmi les meilleurs hôpitaux et médecins de la région, il existe toujours de grandes disparités entre eux, du public au privé. Le pays doit prendre le temps pour atteindre les standards internationaux et, plus que tout,pour garantir à chacun l’accès aux soins.

Avant la guerre, le Liban était considéré comme le meilleur centre de santé de tout le Proche Orient, si cette réalité demeure, le secteur tout entier doit faire face à la concurrence des hôpitaux et cliniques américains ou européens ainsi que de ceux des pays voisins qui ont considérablement amélioré leurs systèmes de santé pendant que le Liban passait par des temps difficiles.

Le coût d’accès aux soins est parmi les plus élevés de la région, ce qui représente évidemment un frein pour attirer les patients arabes Des programmes ont été mis en place afin d’attribuer des accréditations aux hôpitaux remplissant les standards internationaux.
Le secteur dans son ensemble est placé sous la supervision du Ministère de la Santé Publique.

Bien que les médicaments soient largement importés, quelques unités de production sont établies dans le pays.
Fort heureusement, les soins et traitement intensifs ne représentent pas tout le secteur de la santé, l’émergence de la chirurgie esthétique et l’intérêt que les chirurgiens libanais ont manifesté pour cette spécialité attirent de plus en plus de patients du Liban et d’ailleurs.

Le segment paramédical est également très actif et probablement l’un des plus profitable.
En raison du soin particulier que le Libanais accordent à leur bien-être et à une demande intérieure forte, les importateurs élargissent souvent leur marché aux pays voisins où le potentiel de croissance pour ce type de produits reste très fort. Le Liban a le plus fort taux de médecins par habitant du Proche Orient, chaque spécialité est traitée. Des médecins très qualifiés sortent des universités et des investissements ont été consentis en vue d’abaisser le coût d’accès aux soins.

Redonner au secteur de la santé son pouvoir d’attraction vis à vis des étrangers, qui prévalait avant la guerre ne sera pas chose facile.

Mais avant toute chose, la santé est un droit et personne ne niera qu’y avoir accès est plus important que de faire des profits.

Beaucoup de gens n’ont aucune assurance santé, le système est +- identique au système de santé américain, vous avez une assurance tant mieux, vous n’en avez pas hé bien tant pis, vous devez payer le facture au complet, personnellement j’ai souscrit une assurane complète, (il y a 3 niveaux proposé au Liban)

Niveau 1: Petite médecine

Niveau 2: Médecine médicaments et hospitalisation

Niveau 3: La totale 100%

Les primes annuelles sont caluculées en fonction de différents parémètres, Ages, état de santé etc…. les tarifs sont avantageux pour les couples et les familles, personnellement je paie pour moi et mon épouse 2.300 US Dollars pour le niveau 3


Ecoles françaises au Liban

Liste mise à jour

Collège Des Saints-Coeurs-Sioufi à Achrafieh-Sioufi

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 1334 à 1909 euros.

Adresse: CP 16 58 60 Achrafieh
Beyrouth 1100 – Liban 2080

Téléphone: + (961) 1 328 107 / 1 328 108 / 1 200 655
Fax: + (961) 1 327 266
Site web: sioufi.sscc.edu.lb

Lycée de Ville à Adonis

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 1379 à 2143 euros.

Adresse: Zouk Mosbeh Kesrouan Adonis

Téléphone: + (961) 9 217520 / 9 218520
Fax: + (961) 9 218126
Site web: www.lyceedeville.com

Collège des frères Mont-La Salle à Ain Saadé

L’établissement propose l’enseignement de la Pré-scolarisation à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 1219 à 1737 euros.

Adresse: Ain Saadé – BP 17
5353 Mar Mikhael – 1104
2030 Beyrouth

Téléphone: + (961) 1 870 025 / 026 / 027
Fax: + (961) 1 88 81 94
Site web: www.montlasalle.edu.lb

Lycée Abdallah Rassi à Akkar

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la 3ème.
L’établissement est équipé d’une cantine.
Les frais de scolarité vont de 1173 à 1311 euros.

Adresse: Halba-Akkar-Liban
003 Akkar

Téléphone: + (961) 6 690 642 / 6 693 642
Fax: + (961) 6 690 642

Collège Mariste Champville à Antélias

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
L’établissement est équipé d’une cantine.
Les frais de scolarité vont de 1228 à 1884 euros.

Adresse: Dik El-Mehdi – BP 70
540 Antélias

Téléphone: + (961) 4 921 147 / 4 913 329
Fax: + (961) 4 913 321

Collège Saint-Joseph – Antoura à Antoura

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 1615 à 1785 euros.

Adresse: Zouk Mikael Kesrouan – BP 13

Téléphone: + (961) 9 233 601 / 2 / 3 / 3 233 601 / 3 833 601
Fax: + (961) 9 233 497
Site web: www.college-antoura.edu.lb

Dominicaines de notre Dame de la Délivrande à Araya

L’établissement propose l’enseignement de la Pré-scolarisation à la 6ème.
Les frais de scolarité vont de 1012 à 1219 euros.

Adresse: Route principale Araya

Téléphone: + (961) 5 768409
Fax: + (961) 05-768008
Site web: www.delivrande.com

Collège des pères Antonins à Baabda

L’établissement propose l’enseignement de la Pré-scolarisation à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 184 à 1753 euros.

Adresse: rue des Antonins
BP 40032
Baabda (Liban)

Téléphone: + (961) 5 468 223
Fax: + (961) 5 468 224
Site web: www.cpantonins.edu.lb

Shouf National College à Baakline

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section au CM2.
Les frais de scolarité vont de 734 à 1217 euros.

Adresse: Baakline – Liban Baakline

Téléphone: + (961) 5 300 390
Fax: + (961) 5 300 390
Site web: www.snc.edu.lb

Collège de la Sagesse à Beyrouth

L’établissement propose l’enseignement de la Pré-scolarisation à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 943 à 1579 euros.

Adresse: rue de la Sagesse
Quartier Achrafieh Beyrouth
Liban
165439 Achra Beyrouth

Téléphone: + (961) 1 561 900
Fax: + (961) 1 561 381
Site web: www.sagessesja.edu.lb

Collège franco-libanais Elite à Beyrouth

L’établissement propose l’enseignement de la Pré-scolarisation à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 1760 à 2456 euros.

Adresse: rue Rachid Taliah, Mousseitbe
BP 14
5900 Mazraa -  Beyrouth

Téléphone: + (961) 1 300 586 / 1 818 810
Fax: + (961) 1 307 061

Collège Louise Wegmann à Beyrouth

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
L’établissement est équipé d’une cantine.
Les frais de scolarité vont de 2861 à 3556 euros.

Adresse: Badaro – Beyrouth – Liban
8381 Beyrouth

Téléphone: + (961) 1 385 281
Fax: + (961) 1 384 812
Site web: www.clw.edu.lb

Collège Notre-Dame-De-Jamhour à Beyrouth

L’établissement propose l’enseignement de la Grande section à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 1520 à 2203 euros.

Adresse: Grand-Beyrouth Hazmieh
BP 45
151 Beyrouth

Téléphone: + (961) 5 924 151
Fax: + (961) 5 921 323
Site web: www.ndj.edu.lb

Collège Notre-Dame-de-Nazareth à Beyrouth

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 1656 à 2208 euros.

Adresse: rue Nasra, Achrafieh
BP 165108
Beyrouth

Téléphone: + (961) 1 327 150
Fax: + (961) 1 200 971
Site web: www.nazarethbeirut.com

Collège Protestant français à Beyrouth

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
L’établissement est équipé d’une cantine.
Les frais de scolarité vont de 2390 à 2487 euros.

Adresse: rue Mme Curie
BP 13
6283 Chouran
1102-2110 Beyrouth (Liban)

Téléphone: + (961) 1 811 892
Fax: + (961) 1 861 361
Site web: www.cpf.edu.lb

Ecole internationale Antoine (section française) à Beyrouth

L’établissement propose l’enseignement de la Pré-scolarisation au CM2.
Les frais de scolarité vont de 1435 à 2060 euros.

Adresse: Couvent Saint Jean Ajaltoun
Kessrouan 55035 Dekwan
Beyrouth

Téléphone: + (961) 9 230 968
Fax: + (961) 9 230 969
Site web: www.ais.edu.lb

Grand Lycée franco-libanais à Beyrouth

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
L’établissement est équipé d’une cantine.
Les frais de scolarité vont de 1874 à 2348 euros.

Adresse: rue Beni Assaf
BP 165-636
1100-2060 Beyrouth

Téléphone: + (961) 1 614 490 / 1 614 494
Fax: + (961) 1 614 531
Site web: www.glfl.edu.lb

L’Athénée à Beyrouth

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
L’établissement est équipé d’une cantine.
Les frais de scolarité vont de 2760 à 3588 euros.

Adresse: Bsalim – Liban
70943 Anteli Beyrouth

Téléphone: + (961) 4 716 301 / 302 / 303 / 304
Fax: + (961) 4 716 306

Lycée Abdel-Kader à Beyrouth

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 1668 à 2208 euros.

Adresse: BP 11
8464 RIAD EL SOLH
rue Mar Elias 8464 Beyrouth

Téléphone: + (961) 1 36 54 29
Fax: + (961) 1 363 897
Site web: www.lak.net.lb

Lycée franco-libanais Verdun à Beyrouth

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 1785 à 2234 euros.

Adresse: rue Rachid Karamé – Verdun
Beyrouth BP 11 – 9008 Beyrouth

Téléphone: + (961) 1 860 935
Fax: + (961) 1 864 413
Site web: www.lycee-verdun.edu.lb

Collège de la Sagesse-section Saint Jean- Brasilia – Baabda à Brasilia – Baabda

L’établissement propose l’enseignement de la Pré-scolarisation à la Terminale.
L’établissement est équipé d’une cantine.
Les frais de scolarité vont de 1816 à 2041 euros.

Adresse: Brasilia – BAABDA, Route de Palais
Présidentiel Brasilia-BAABDA

Téléphone: + (961) 5 451 500 / 5 451 501
Fax: + (961) 5 950 928
Site web: www.sagessesjb.edu.lb

Collège Carmel Saint-Joseph-Mechref à Damour

L’établissement propose l’enseignement de la Pré-scolarisation à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 2114 à 2454 euros.

Adresse: BP 11-3438 Riad El Solh 1107
2130 BEYROUTH 1107
2130 LIBAN Damour

Téléphone: + (961) 5 601 171 / 5 601 172
Fax: + (961) 5 601 170

Collège de la Sainte Famille à Fanar

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 1518 à 2070 euros.

Adresse: Jdeidet El-Metn
BP 90130 – Fanar

Téléphone: + (961) 1 890 010
Fax: + (961) 1 875 200
Site web: www.csff.edu.lb

Institut moderne du Liban à Fanar

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
L’établissement est équipé d’une cantine.
L’établissement est pourvu d’un pensionnat.
Les frais de scolarité vont de 1809 à 3151 euros.

Adresse: Fanar – Route principale
près villa Jabre
rue 51 no 19
BP 90593 Matn Nord – Liban

Téléphone: + (961) 1 680 160 / 161 / 162
Fax: + (961) 1 680 160 / 161 / 162
Site web: www.instmod.edu.com.lb

Collège Melkart à Hazmieh

L’établissement propose l’enseignement de la Pré-scolarisation à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 2042 à 2305 euros.

Adresse: Louaizé Baabda
BP 391
Hazmieh

Téléphone: + (961) 5 92 49 49 / 5 45 16 84
Fax: + (961) 5 92 49 56
Site web: www.collegemelkart.com

Collège notre-dame-de-Loudres à Jbail Byblos

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 920 à 1357 euros.

Adresse: Frère Maristes – Jbail (Byblos)
BP 11
Jbail Byblos

Téléphone: + (961) 9 540 030 / 9 945 374
Fax: + (961) 9 944 334

Lycée franco-libanais Nahr-Ibrahim à Jounieh

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 2202 à 2311 euros.

Adresse: Al MAAYSSRA
BP 1589
Jounieh

Téléphone: + (961) 9 446 457 / 458 / 459
Fax: + (961) 9 446 460
Site web: www.lflni.edu.lb

Lycée franco-libanais Habbouche-Nabatieh à Nabatieh

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 1285 à 2217 euros.

Adresse: 00000 Nabatieh

Téléphone: + (961) 5 530 962 / 530 963
Fax: + (961) 7 530 964

Collège international à Riad El Solh

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 5091 à 5940 euros.

Adresse: rue Blirs Ras
PO box 11 – 0236
11 072 – 020 Riad el Solh

Téléphone: + (961) 1374 980
Fax: + (961) 1362 500
Site web: http://www.ic.edu.lb

Lycée Charlemagne à Roumeih

L’établissement propose l’enseignement de la Petite section au CM2.
L’établissement est équipé d’une cantine.
Les frais de scolarité vont de 1530 à 1937 euros.

Adresse: Roumieh

Téléphone: + (961) 487 36 64
Fax: + (961) 487 36 67

Collège Elite à Typ

L’établissement propose l’enseignement de la Pré-scolarisation à la Terminale.
Les frais de scolarité vont de 1232 à 1667 euros.

Adresse: Kfar Abassieh rue principale
BP 94
TYP

Téléphone: + (961) 7 381 501


L’enseignement au Liban

Il n’y a pas de véritable loi scolaire au Liban. Les programmes de l’éducation sont régis par les décrets nos 9099 et 9100 du 8 janvier 1968 et nos 2150 et 2151 du 6 novembre 1971. Les accords de Taëf de 1989 servent également de référence écrite pour définir les options pédagogiques générales. Afin de faire face au vide juridique, le Conseil des ministre a adopté, le 17 août 1994, le Plan de restructuration du système éducatif. Depuis 1996, la loi impose dans les écoles publiques une répartition à part égale entre les heures accordées à la langue officielle (arabe) et à la langue étrangère (français). Le Liban affiche l’un des plus hauts d’alphabétisation dans le monde arabe: plus de 91 % des Libanais sont scolarisés, alors que l’école n’est pas toujours gratuite et que l’on compte un système public et un système privé. Rappelons que l’article 10 de la Constitution consacre la liberté de la langue d’enseignement, ce qui a eu pour effet de favoriser le français.

Dans les écoles maternelles (deux ans), l’enseignement de la langue arabe ou de toute autre langue n’est pas obligatoire. On y enseigne parfois l’arabe libanais, parfois l’arabe classique ou le français et/ou l’anglais dans les écoles privées.

Dans toutes les écoles primaires (la scolarité étant d’une durée de six ans), l’enseignement de l’arabe écrit (classique) reste obligatoire pour les élèves, dans le cadre d’un horaire de sept heures par semaine en moyenne. L’enseignement d’une première langue étrangère est également obligatoire dès la première année, et elle est également d’une durée de six à sept heures/semaines. Les deux tiers choisissent le français, le tiers, l’anglais. Il existe au Liban un «programme moyen», considéré comme le prolongement du cycle primaire, et dénommé «primaire supérieur» (d’une durée de trois ans). Les minorités linguistiques comme les Arméniens et les Kurdes ont le droit d’enseigner en arménien ou en kurde.

Les élèves libanais et non libanais qui arrivent dans un établissement d’enseignement en cours de scolarité, bénéficient d’une adaptation: ils peuvent recevoir un enseignement dans leur langue maternelle — généralement l’arabe dialectal — jusqu’en troisième année. Ensuite, ils sont la possibilité de choisir un enseignement d’arabe classique tout en poursuivant l’étude du français et/ou de l’anglais. En cycle terminal, ils pourront suivre un enseignement en «arabe renforcé». Il ne faut pas oublier que beaucoup d’élèves arrivent au Liban en parlant un arabe dialectal qui n’est pas celui de leur pays d’accueil. Or, l’enseignement de la langue arabe se heurte à certaines difficultés, surtout pour les nombreux élèves de passage au Liban et ceux arrivant pour un long séjour ou pour une insertion définitive.

On compte beaucoup d’établissements privés au Liban dont une majorité d’écoles françaises soumises à une quadruple tutelle: le ministère libanais de l’Éducation nationale, l’État français, l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) et la Mission laïque française.

Les études secondaires (d’une durée de deux ans) ne sont pas obligatoires au Liban. On y enseigne encore en arabe, mais l’enseignement des langues étrangères est plus poussé. Il est obligatoire d’enseigner deux langues étrangères; c’est généralement le français (la 1re langue étrangère) et l’anglais (la 2e langue étrangère), ou l’inverse (anglais comme première langue et français comme seconde). Dans les écoles privées, on peut y enseigner également l’allemand, l’italien ou l’espagnol. En dehors du système public libanais, les établissements scolaires français répondent à une forte demande de scolarisation française; les établissements où l’on enseigne presque entièrement en français sont très nombreux au Liban. On signale un certaine progression du français sans les établissements musulmans, notamment dans les zones druzes. Les écoles secondaires privées, y compris les lycées franco-libanais, ont pour objectif de faire accéder leurs élèves à un niveau linguistique qui leur permettra de poursuivre une scolarité supérieure dans les universités françaises ou américaines, dont l’American University de Beyrouth. On peut même dire que les écoles secondaires du Liban visent à former des citoyens bilingues (arabe-français-anglais).

Sur la foi des statistiques de l’année scolaire de 1996-1997, on peut affirmer que 69,5 % des élèves, de la maternelle au lycée, apprennent le français comme première langue étrangère, et ce, dans les établissements d’enseignement relevant de la juridiction du ministère libanais de l’Éducation (ce qui exclut les établissements conventionnés par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger). La plupart du reste des élèves apprennent plutôt l’anglais. D’ailleurs, depuis quelques années, il semble se dessiner une certaine progression en faveur de l’enseignement de l’anglais.

Au moment de sa période de prospérité, le Liban comptait cinq établissements d’enseignement supérieur renommés. Aujourd’hui, on en compte deux fois plus: l’Université du Liban, l’Université Saint-Joseph, l’Université Saint-Esprit de Kaslik, l’American University de Beyrouth, la Lebanese American University, l’Université de Balamand, l’Université Notre-Dame de Louaizé, le Centre national de recherche scientifique (CNRS), le Centre national de recherche et de développement pédagogiques (CNRDP), le Centre universitaire de technologie franco-libanais (CUT), l’Université antonine de Baabda, l’Université islamique du Liban, l’Institut supérieur de droit de la sagesse, l’Institut supérieur national des soins infirmiers, l’École supérieur des affaires, etc. L’université américaine — la Beyrouth American University — est la plus ancienne, et plus de la moitié de ses étudiants ne sont pas originaires du Liban. Dans les université arabes et islamiques, l’enseignement est dispensé généralement en arabe. En principe, il en est de même dans les autres universités parce que l’arabe est la langue officielle, mais le français est omniprésent dans tous ces établissements, sauf dans les établissements anglophones (Beirut Américan Yniversity, Lebanese American University, Ner East School of Theology) où l’enseignement est donné en anglais.

Liste non exhaustive des écoles et universités

Collèges et Lycées:

Collège Notre-Dame de Jamhourhttp://www.ndj.edu.lb/

Etablissement d’enseignement primaire et secondaire fondé et géré par l’ordre chrétien des Jésuites.

Grand Lycée franco-libanais de Beyrouth (GLFL)http://www.grandlyceebeyrouth.edu.lb/Etablissement fondé en 1909 par la Mission laïque française. Conventionné avec l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Notre Dame de la Délivrande – Ghostahttp://www.nddelivrande.com/Le site du collège dominicains des Sours de la Délivrande situé à Ghosta dans le Keserwan au Liban.

Francophonie:

Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE)http://www.aefe.diplomatie.fr/

Maintient et le développe le réseau des établissements d’enseignement français à l’étranger.

AUF: Moyen Orienthttp://www.moyen-orient.auf.org/Implantation au Moyen Orient de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Bureau situé à Beyrouth, Liban.
Francofil.nethttp://www.francofil.net/Ressources académiques, scientifiques et culturelles sur les pays francophones, un site originellement destiné aux chercheurs, professeurs et étudiants qui désirent faire des recherches ou continuer leurs études dans un pays de langue française.
EspaceFrancais.comhttp://www.espacefrancais.com/Site libanais francophone à but non-lucratif, voué à la vulgarisation de la langue et la littérature françaises. Principalement à la population scolaire.
Agence Universitaire de la Francophonie (AUF)http://www.auf.org/"Fondée à Montréal (Canada) en 1961, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) est une institution multilatérale qui soutient la coopération et la solidarité entre les institutions universitaires travaillant en français, prioritairement ave
Le réseau REFERhttp://www.refer.org/Diffusion de l’information scientifique et technique en français dans le Monde. Réseau de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).

Jeux de la Francophonie – Beyrouth 2009http://www.jeux2009.org/Jeux de la francophonie: 6eme édition de cette fête de la jeunesse organisée à Beyrouth du 27 septembre au 6 octobre 2009.

Universités:

Université Libanaise (UL)http://www.ul.edu.lb/

La seule université libanaise publique, financée par l’Etat Libanais.

Université Al Jinanhttp://www.jinan.edu.lb/Al Jinane (ou Jinan) est une université musulmane et prioritairement arabophone à Tripoli dans le nord du Liban. Site en arabe, français, anglais.
Université Saint-Joseph (USJ)http://www.usj.edu.lb/Université francophone à Beyrouth fondée et gérée par les Jésuites.
Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK)http://www.usek.edu.lb/Université fondée en 1961, plurilingue mais prioritairement francophone, se veut "fidèle à un humanisme chrétien".
American University of Beyrouth (AUB)http://www.aub.edu.lb/Université américaine de Beyrouth.
Université Islamique du Liban (UIL)http://www.iul.edu.lb/Institution privée rattachée au Conseil Islamique Chiite Supérieur au Liban, fondée en 1995.
Université Antonine (UPA)http://www.upa.edu.lb/Université religieuse maronite chrétienne et arabe, fondée et gérée par l’ordre monastique Antonin maronite qui considère "l’enseignement et l’éducation des jeunes comme un moyen principal d’apostolat et comme le champ de son activité pastor
Beirut Arab University (BAU)http://www.bau.edu.lb/Université arabe fondée en 1960 et subventionnée par Nasser. Cette institution privée est affiliée à l’Université d’Alexandrie en Egypte qui fournit un personnel spécialisé et délivre les diplômes.
Lebanese American University (LAU)http://www.lau.edu.lb/Université anglophone privée.

University of Balamand (UOB)http://www.balamand.edu.lb/Université privée fondée en 1988 par le patriarche de l’Eglise chrétienne orthodoxe d’Antioche. Prioritairement anglophone, certaines sections sont enseignée en français et en arabe.


La guerre civile 1975-1989

La guerre civile fut déclenchée le 23 avril 1975 et opposa d’abord les phalanges chrétiennes et les Palestiniens, puis, à partir du mois d’août, les milices islamo-progressistes alliées aux Palestiniens. Une première intervention syrienne en 1976 tenta de contenir les Palestiniens. En 1978, Israël s’installa dans le Sud, mais son armée dut céder la place à une force d’interposition des Nations unies (FINUL). Restant sur place jusqu’en 1984, cette dernière ne put empêcher la nouvelle intervention israélienne de 1982 (opération «Paix en Galilée»), au cours de laquelle Beyrouth fut assiégée et l’OLP décimée.

La Syrie intervint à nouveau en 1983 contre l’OLP dans la partie ouest du pays (siège de Tripoli). Ils contrôlèrent 60 % du territoire et occupèrent une position de force: les forces syriennes, dénommées pax syriana, semblèrent préférables à la continuation de la guerre civile. Des conflits éclatant entre les communautés libanaises firent craindre une rapide désagrégation du pays. En 1989, les accords de Taëf permirent un retour progressif au calme, malgré une vaine résistance du général Michel Aoun commandant l’armée chrétienne.

Dans un environnement marqué par la guerre du Golfe, la Syrie et le Liban signèrent, en mai 1991, un «traité de fraternité et de coopération», qui revint à une reconnaissance du la Syrie sur le Liban. Toujours tiraillé entre la Syrie et Israël, le Liban d’aujourd’hui ne contrôle pas la totalité de son territoire et la souveraineté de l’État n’est toujours pas restaurée. Tant que le confessionnalisme constituera le fondement de la république du Liban, les responsabilités des postes politiques et administratifs demeureront inégaux.

Mais Israël a toujours continué à bombarder le sud du Liban, dans le but de limiter les avancées du Hezbollah (le «Parti de Dieu»), un mouvement politique chiite libanais possédant une branche armée qui fut à l’origine de sa création (en 1982). Le mouvement a comme objectif la création d’un État islamique sur le modèle iranien, ainsi que l’élimination de toute présence non islamique au Proche-Orient, dont l’État d’Israël. Le Hezbollah est financé à coup de centaines de millions, principalement par la Syrie et le l’Iran, ainsi que par des fonds privés. Le Hezbollah est considéré comme un mouvement de résistance par le Liban, la Syrie, la Libye et l’Iran. Évidemment, le Hezbollah est devenu rapidement la principale organisation militaire de confrontation avec Israël dans le sud du Liban. Entre 1990 et 2000, le Hezbollah a toujours renforcé son alliance avec la Syrie et a grandement consolidé sa faction militaire, ce qui lui a permis de poursuivre sa guérilla face à Israël. Cela étant dit, le Hezbollah traite également d’affaires sociales au moyen des hôpitaux, des écoles, des orphelinats et d’une chaîne de télévision (Al-Manar: la «chaîne du Parti de Dieu»), le tout étant destiné à augmenter sa popularité auprès de la population et gagner des appuis. À la suite des élections législatives de juin 2005, le Hezbollah a obtenu 14 sièges au Parlement libanais, lequel en compte 128.

Le Hezbollah poursuit toujours son objectif principal: la destruction d’Israël. Le mouvement armé dispose d’au moins 600 «combattants» actifs (voire 2000, et 5000 en entraînement intensif) et d’un armement d’artillerie lourde, tel que des lance-roquettes multiples et des missiles téléguidés; son arsenal militaire est également composé de fusils d’assaut, de mines antipersonnel, de pièces d’artillerie légère et de canon antiaériens avec des équipements de vision nocturne et de drones. Le soutien et les effectifs du Hezbollah sont pratiquement impossibles à chiffrer. Pour les dirigeants américains, le Hezbollah demeure un groupe encore plus dangereux que Al-Qaeda; pour l’opinion publique occidentale, ce sont des terroristes ou des pantins à la disposition de la Syrie et de l’Iran. Cependant, pour des millions de Libanais, c’est la voix des déshérités, car le mouvement soutient aussi un immense réseau de services publics touchant les hôpitaux, les écoles, la collecte des ordures, etc. Mais Israël a fini par réagir aux attaques du Hezbollah et, en juillet 2006, de vastes offensives militaires ont été lancées non seulement contre le sud du Liban, mais dans presque tout le Liban, dont Beyrouth.  Pour les dirigeants libanais, l’agression d’Israël a fait revenir le Liban cinquante ans en arrière. Le nombre de personnes déplacées est estimée pour le moment à au moins 700 000. Pour Israël, les représailles contre le Liban constituent un moyen pour faire comprendre à ce pays que le contrôle du groupe armé du Hezbollah relève de la responsabilité de l’État. Le problème, c’est que l’armée libanaise n’est pas suffisamment forte pour contrôler le Hezbollah et encore moins pour affronter la puissance militaire d’Israël! Il faudrait au minimum une force internationale! Pour le moment, les Libanais ne semblent être que des pions dans une guerre qui les dépasse. La déstabilisation du Liban, qui vient à peine de sortir de trente ans de présence étrangère sur son territoire, ne pourra qu’envenimer la cohabitation encore fragile des différentes communautés libanaises. Malgré des moyens militaires inférieurs, le Hezbollah a toujours réussi à tenir tête à Israël.


Le Liban…un peu d’histoire

Nos ancêtres les Phéniciens.

Le territoire de la Phénicie correspond au Liban actuel auquel il faudrait ajouter certaines portions de la Syrie et de la Palestine.

Les Phéniciens étaient un peuple antique d’habiles navigateurs et commerçants. Partis de leurs cités-États en Phénicie, ils fondèrent dès - 3000 de nombreux comptoirs en bordure de la Méditerranée orientale, notamment Carthage (en - 814). Rivaux des Mycéniens pour la navigation en Méditerranée au IIe millénaire av. J.-C., ils furent d’après ce qu’on en sait les meilleurs navigateurs de l’Antiquité.

L’invasion des Peuples de la Mer va ravager les cités phéniciennes, de même que Mycènes et les autres territoires qu’ils traversent, mais c’est ce qui va permettre aux Phéniciens de trouver leur indépendance vis-à-vis des puissances voisines qui les avaient assujettis puisque celles-ci seront elles aussi détruites par ces invasions. La chute de Mycènes en particulier va leur permettre de dominer les mers.

Après avoir supporté les assauts des Athéniens, des Assyriens, de Nabuchodonosor puis de Darius III, la Phénicie disparut finalement avec la conquête par Alexandre le Grand en - 332.

Selon Pline, « le peuple phénicien a l’insigne honneur d’avoir inventé les lettres de l’alphabet ».

Un empire maritime

Leur pays est prospère, très boisé, fertile, mais étroit entre la chaîne montagneuse du Liban et la mer. Ils ne pouvaient donc espérer bâtir un empire dans l’hinterland, peuplé par leurs puissants voisins. C’est donc vers la mer qu’ils vont se tourner. Bientôt Tyr va devenir la capitale de leur empire maritime. Ainsi trouveront-ils ailleurs les ressources que ne leur offre pas l’exiguïté de leur territoire, et la motivation première qui les poussera vers d’autres rivages sera essentiellement d’ordre mercantile. Pour s’y implanter comme ils le firent, il leur faudra certes beaucoup d’astuces, mais aussi beaucoup de courage pour affronter la mer et ses horizons inconnus. Ils sauront, durant des siècles, s’assurer le quasi monopole du commerce en Méditerranée. Ils propagèrent l’alphabet dans tous les pays riverains.

Le Liban.

Le Liban, en forme longue la République libanaise, en arabe Lubnān, لبنان et Al Jumhuriya Al Lubnaniya, الجمهوريّة اللبنانيّة, est un État du Proche-Orient (Asie de l’Ouest), en grande partie montagneux. Il partage ses frontières avec deux États, la Syrie au nord et à l’est, sur 376 km et Israël au sud sur 79 km. Il est bordé par la partie orientale de la mer Méditerranée : le bassin Levantin, à l’ouest, avec 220 km de côtes.

Beyrouth est sa capitale.

La langue officielle est l’arabe, depuis l’abandon du français comme seconde langue officielle lors de l’accession du pays à l’indépendance en 1943. Il subsiste cependant une proportion importante de Libanais francophones, bien que leur nombre diminue ; d’autre part, la langue anglaise est largement utilisée. La monnaie nationale est la livre libanaise.

Du fait de sa composition pluriconfessionnelle, le Liban est doté d’un système politique fondé sur une répartition plus ou moins proportionnelle du pouvoir selon le poids de chaque communauté religieuse, c’est le confessionnalisme.

L’État libanais, comme entité géopolitique et tel qu’il existe dans ses frontières actuelles, a été créé (Grand-Liban) en 1920 par la France (haut commissaire français au Liban à cette époque général Gouraud) par division du territoire ottoman dit de la « Grande Syrie », sur la base de l’entité autonome du ‘Mont-Liban’ complétée principalement par Beyrouth et la plaine de la Bekaa (voir Histoire du Liban). La France avait été alors, à la suite du démantèlement de l’empire ottoman, mandatée par la Société des Nations pour développer et moderniser certains territoires ex-ottomans.

Le drapeau du Liban est composé de trois bandes horizontales, deux rouges (en haut et en bas), représentant le sacrifice pour l’indépendance, et une blanche faisant le double d’une bande rouge représentant la neige qui couvre ses montagnes, la pureté et la paix. Le tout frappé en son centre par un cèdre vert, symbole par excellence du pays. L’emblème du pays, qui figure sur son drapeau, est le cèdre du Liban, (Cedrus libani Pinacées). Son bois, imputrescible et très léger, aurait servi entre autres à la construction du Temple de Salomon à Jérusalem. Les Phéniciens s’en servaient également pour la construction de leurs légendaires navires. Ce drapeau tel qu’il est date de 1943.

Son Histoire, son système politique et la variété de sa culture, de sa démographie religieuse et de sa géographie en font un pays à part et original de l’Orient arabe. Le Liban a été occupé au cours des siècles par diverses civilisations. Il est aussi réputé dans le monde pour sa gastronomie et, dans le monde arabe, pour sa musique. Entre son indépendance et le début de la guerre civile qui le ravagea de 1975 à 1990, le pays connut une période de relative prospérité économique et de stabilité politique, permises par la forte croissance des secteurs du tourisme, de l’agriculture ainsi que du secteur des finances et services (banque, assurances…). Le pays était de ce fait considéré comme le coffre fort du Levant, et était connu comme « La Suisse du Moyen-Orient », du fait de son poids et de sa puissance financière. Le Liban a attiré de nombreux touristes, en grande partie parce que Beyrouth, la capitale, était connue comme le « Paris du Moyen-Orient ». Beyrouth a d’ailleurs été classée par le New York Times comme la première ville à visiter pour l’année 2009.

Immédiatement après la fin de la guerre civile, de grands efforts ont été faits pour reconstruire le pays, par le biais d’investissements colossaux du gouvernement. De ce fait, grâce à ces efforts, l’IDH du Liban est passé de 0,677 en 1990 à 0,803 en 2008. En outre, au début 2006, le pays a atteint un niveau de stabilité relativement élevé et la reconstruction de Beyrouth est entrée dans sa phase « high-density ». Cette année-là, un nombre toujours croissant de touristes a été enregistré. Cependant, la guerre israélo-libanaise de 2006 a mis un terme à l’afflux touristique et a causé des dommages estimés à environ 3 milliards en dollars américains sans compter le ralentissement économique qui s’en est suivi.

Étymologie

Liban vient de la racine sémitique Lubnan signifiant blanc ou lait, en référence au manteau neigeux qui recouvre les montagnes libanaises en hiver, un paysage plus que singulier dans cette région aride et déficitaire en eau qu’est le Proche-Orient. Le nom du pays est mentionné dans trois des douze tablettes de l’Épopée de Gilgamesh (2900 av. J.-C.), dans des textes de la bibliothèque d’Ebla (2400 av. J.-C.), ainsi que 71 fois dans l’Ancien Testament.

Histoire

En bordure de la mer Méditerranée, le Liban fut dès l’époque phénicienne un carrefour culturel et commercial. Sur son territoire, des communautés de confessions diverses ont coexisté dès les premiers siècles de l’ère chrétienne. Au Proche-Orient, le Liban présentait ainsi un visage original d’un État pluriconfessionnel, dont le développement fut longtemps assuré par un système bancaire parmi les plus performants au monde, ce qui lui valut le titre de Suisse du Proche-Orient. Néanmoins, le Liban a connu plusieurs guerres civiles et régionales, notamment entre 1975 et 1990. Tristes années noires où notamment Israël et la Syrie ont essayé de tirer profit de la situation intercommunautaire désastreuse en s’ingérant dans les affaires internes du pays.

Histoire ancienne

 

Sarcophage d’Ahiram, roi de Byblos, désormais au Musée national de Beyrouth

Les premières traces de peuplement du Liban remontent à plus de 7000 ans, à 5000 av. J.-C. Les archéologues ont découvert à Byblos, qui est considérée comme étant « le plus vieux village du monde », des restes de huttes préhistoriques, des armes primitives, ainsi que plusieurs jarres d’argile, qui semblent dater des époques Néolithique et Chalcolithique, durant lesquelles vivaient, sur les bordures de la Méditerranée, plusieurs communautés de pêcheurs.

Le Liban fut la mère patrie des Phéniciens, ce peuple marin aventureux, rameau du peuple Cananéen, qui a dominé pendant des siècles le commerce méditerranéen et fondé des comptoirs et des cités sur tout le pourtour de la Méditerranée dont Carthage, Palerme, Cadix, Tanger, etc. Il s’en suivit l’avènement de Cyrus II le Grand, un grand empereur perse. Après 200 ans de domination perse, les Grecs, sous l’égide d’Alexandre le Grand, attaquent et assiègent Tyr en 332 av. J.-C., alors la plus grande ville phénicienne, durant sept mois,. Depuis ce temps, et jusqu’à son indépendance en 1943, le pays fut sous la domination de plusieurs grandes puissances étrangères, qui marquèrent plus ou moins durablement le pays : les Perses, les Assyriens, les Grecs (Macédoniens), les Romains, les Grecs byzantins, les Arabes, les Croisés, les Mamelouks, l’Empire ottoman, et enfin la France.

Politique

Un système politique original

Le Liban est une république parlementaire (à démocratie confessionnelle), régie par la constitution du 23 mai 1926, qui a été modifiée six fois depuis, la modification la plus importante étant les accords de Taef qui réorganisent le partage du pouvoir entre les différentes communautés religieuses.

La constitution énonce que le Président, obligatoirement chrétien maronite, est élu par le Parlement (Majlis Al Nuwab ou Chambre des députés) à la majorité des deux-tiers et pour six ans. Il n’est pas directement rééligible sauf modification de l’article 49 de la Constitution. Ses pouvoirs ont cependant été réduits au profit du Premier ministre depuis les accords de Taef. Ce dernier doit être musulman sunnite et est responsable devant les députés ainsi que le président de l’Assemblée nationale, qui lui doit être musulman chiite. L’Assemblée nationale comporte 128 sièges, répartis entre chrétiens et musulmans, qui sont élus au suffrage universel direct selon un système électoral complexe et « segmenté par la religion ». C’est le confessionalisme.

La classe politique

Les composantes de la classe politique libanaise sont étroitement liées aux influences régionales qui profitent de la porosité et des divisions confessionnelles du Liban. Les dirigeants libanais sont issus de grandes familles qui règnent depuis des décennies sur la scène politique libanaise, et qui tiennent plus à leurs alliances à l’extérieur qu’à leurs positionnements programmatiques. La division en deux camps est avant tout celle des élites engagées dans une lutte effrénée pour le pouvoir et les avantages qu’il procure. La classe politique libanaise est aujourd’hui divisée principalement entre la liste du 14 mars et l’opposition. La liste du 14 mars, représente la majorité parlementaire appuyée par l’Occident; elle comprend le Courant du futur, dirigé par le député sunnite Saad Hariri, le parti des force libanises dirigees par Samir Geagea Chretien maronite, et les Phalanges libanaises (Kataeb), dirigées par Amine Gemayel, chrétien maronite. L’opposition, soutenue par la Syrie et l’Iran, est menée par le Hezbollah chiite allié au parti chrétien, le Courant patriotique libre du général Michel Aoun, et le mouvement chiite Amal, fondé en 1975 par l’imam Moussa Sadr.

Les tensions entre les communautés

Aux prémices de la guerre civile en 1975, 40% des plus hauts officiels du gouvernement étaient maronites contre 27% de sunnites, et 3,2% de chiites. Comprendre la répartition du pouvoir politique, administratif et économique est essentiel pour comprendre la guerre civile et la période d’après-guerre.

La question de la naturalisation des réfugiés palestiniens au Liban est une des sources majeures des tensions intercommunautaires. Avec l’importation au Liban de toute leur infrastructure politique, militaire, culturelle et publicitaire, les Palestiniens mettraient la vie politique et l’identité libanaise en danger. Si la nationalité libanaise était donnée aux réfugiés palestiniens majoritairement sunnites, cela créerait un brutal déséquilibre démographique et politique entre chrétiens, sunnites, et chiites. De plus, les Libanais de la diaspora qui sont majoritairement chrétiens, n’ont pas le droit de vote. C’est pourquoi chrétiens et chiites se sont toujours opposés à la naturalisation des Palestiniens, qui sont répartis dans une quarantaine de camps et vivent dans des conditions très précaires. Or, dès que les réfugiés palestiniens sont arrivés au Liban après la création d’Israël, les libanais sunnites ont défendu la « cause » palestinienne et étaient favorables à leur naturalisation. C’est de cette divergence d’intérêts qu’est née la Guerre du Liban qui a opposé pendant 15 ans libanistes conservateurs chrétiens et arabo-palestino-progressistes-sunnites. Aujourd’hui, l’économie libanaise peinerait d’autant plus à absorber les réfugiés palestiniens qui sont au nombre de 300 000 sur un pays de 3,8 millions d’habitants. Le Liban redoute notamment de graves répercussions sur son économie, qui est déjà affectée par un taux de chômage élevé et une dette de 150% de son PIB en 2009.

Aussi, la mosaïque confessionnelle, spécifique au Liban, gêne Israël, puisqu’elle est un frein à la naturalisation des réfugiés palestiniens.

Dès le début des années 1980, le Sud-Liban est envahi par l’armée israélienne (opération « Litani ») dans le but de miner l’assise territoriale de l’Organisation de libération de la Palestine. Mais l’intérêt israélien pour le Liban est aussi dicté par l’importance des ressources hydrauliques du pays et la présence syrienne. Les chiites qui étaient majoritaires dans cette région, furent les principales victimes de l’occupation déguisée et des conflits. Or, l’État libanais les a longtemps laissés en marge du développement et n’a pas cherché à les protéger de cette occupation, l’essentiel du pouvoir étant partagé entre les chrétiens et les sunnites en vertu du pacte national de 1943. L’histoire d’un chiite du Sud est radicalement différente d’un chrétien ou sunnite du Nord du Liban. Israël est un acteur central dans l’histoire de la communauté chiite du Sud-Liban. La plupart des familles du Sud ont eu au moins un blessé lors de conflits avec Israël. Ainsi, dès le début des années 1980, les chiites ont adopté une conscience politique qui leur est propre : la lutte contre le manque de développement, incarné par le parti Amal, et la lutte pour la résistance à Israël, fer de lance du Hezbollah. Aujourd’hui, la milice du Hezbollah est considérée comme la meilleure défense de cette communauté, surtout depuis le retrait israélien en 2000 après 22 ans d’occupation, et la guerre de 2006. Aujourd’hui, il n’existe pas, pour la communauté chiite, d’alternative politique au Amal et au Hezbollah pour défendre leurs intérêts, les chiites craignant qu’on les fasse retomber à leur statut social bas.

Par ailleurs, l’armement du Hezbollah et celui de plus faible envergure d’Amal suscitent des craintes chez certains des musulmans sunnites, des druzes et des chrétiens. Ces tensions se sont manifestées pendant les incidents du 7 mars 2008 qui ont opposé d’une part le Hezbollah, Amal et le Parti social nationaliste syrien (PSNS), et d’autre part des sunnites de Beyrouth, majoritairement partisans du Courant du Futur, et les druzes de Walid Joumblatt. Toutefois, le Courant Patriotique Libre, un parti chrétien, a signé un protocole d’entente mutuelle avec le Hezbollah le 6 fevrier 2006. Depuis la guerre de l’été 2006 contre Israël, le Hezbollah a gagné en popularité en parvenant à transcender les barrières confessionnelles libanaises. Le Hezbollah justifie son armement par la nécessité de pouvoir riposter aux agressions israéliennes contre le Liban, faire pression pour demander le retrait israélien du secteur des fermes de Chebaa, le retour des libanais prisonniers en Israël et le droit au retour des réfugiés palestiniens. Les partisans du désarmement du Hezbollah craignent qu’il importe d’Iran au Liban l’idéologie islamique de la révolution iranienne pour former un croissant chiite dans la région, tel que revendiqué par le Hezbollah lors de sa création. Téhéran ne revendique toutefois qu’une partie de ce soutien et compare ses relations avec le Hezbollah à celles qu’entretiennent les États-Unis avec Israël et les partis pro-occidentaux. Aujourd’hui, le Hezbollah se démarque de sa filiation originelle, et affirme qu’il s’est “libanisé” puisqu’il se veut coopératif avec l’ensemble des institutions libanaises.

Par ailleurs, la composition de la diaspora libanaise dans le monde est en corrélation entre la destination et la religion : les chrétiens ont majoritairement émigré vers l’Europe, les États-Unis, ou le Brésil, les musulmans se regroupant plutôt en Afrique. En revanche, tous se retrouvent dans les pays du Golfe. Quant à l’influence politique des émigrés sur leur pays d’accueil, elle est quasiment inexistante. Aux États-Unis, il n’y a qu’un seul député d’origine libanaise, et il était plutôt favorable à George W. Bush.

Suite aux nombreux conflits qui se sont succédé après 1948, les différentes communautés religieuses qui existaient au Liban et au Proche-Orient ont donc eu tendance à se cantonner, sous l’effet de la peur et de la méfiance de ceux qui ne sont pas de la même confession.

Entre crise de régime et refondation : tous libanais

Il existe un ensemble de traits structurants communs pour les libanais : l’arabité linguistique, la phénicité, l’autonomie politique et la francophonie. L’entité libanaise trouve par ailleurs toute sa raison d’être à travers l’expérience du dialogue des religions, et peut offrir à l’heure de la mondialisation, un lieu privilégié de rencontre entre l’Occident et l’Orient, et de pluralisme culturel constituant un patrimoine commun. La quête millénaire de l’identité libanaise doit donc transcender des éléments disparates relevant d’un même ensemble cohérent pour assurer cette fonction d’être un espace de communication, d’autonomie, d’ouverture, de rayonnement, de solidarité et de «résistance culturelle». L’écrivain libanais, Amin Maalouf, a d’ailleurs fait de l“identité” le thème de prédilection de son essai “Les Identités meurtrières” où il décrit l’identité comme une panthère qu’il faut apprivoiser par le principe de réciprocité. Enfin, il relate les dangers du “vote identitaire” dans une démocratie, qui ne ferait qu’encourager la ségrégation entre races et communautés, et invitent les citoyens et politiciens à faire coexister pacifiquement les identités dans un contexte riche et un patrimoine commun.

Les Libanais de l’étranger ont, quelle que soit leur confession, davantage conscience des liens qui les unissent et de leur identité commune. La diaspora, active et influente, conserve des liens privilégiés avec ses origines en injectant de l’argent et leur savoir-faire, et sont avides de culture libanaise.

La “Laïque Pride”, une manifestation civile organisée via des blogs de Facebook et Twitter, a eu lieu le 25 avril 2010 à Beyrouth, et a rassemblé environ 4000 personnes pour défendre l’égalité des droits, le mariage civil, le droit pour les femmes de transmettre la citoyenneté libanaise à leurs enfants, et dénoncer le confessionalisme politique. Les slogans énoncés furent : « Garde ta religion et crois en ce que tu veux », «On veut le mariage civil, pas la guerre civile », «Ni française, ni turque, vive la laïcité à la libanaise!». Cette revendication, en dehors des circuits politiques et confessionnels, a bénéficié du soutien de Libanais aux quatre coins du monde, mais a été en revanche beaucoup moins appréciée des politiciens : la manifestation a été stoppée à 200 m du Parlement.

Le 21 juin 2010, une centaine de personnes ont manifesté pour défendre le droit des femmes libanaises à transmettre la nationalité à leur mari étranger et à leurs enfants. En effet, les enfants nés de mère libanaise et d’un père étranger sont discriminés, car ils ne peuvent pas exercer certaines professions, telles qu’avocats ou médecins, et ne peuvent accéder au système de sécurité sociale ou de santé, même s’ils ont toujours vécu au Liban. Le gouvernement refuse de changer la loi de 1925, dans le but principal d’empêcher la naturalisation des réfugiés palestiniens et de préserver le système politique libanais, basé sur une distribution des sièges selon les cultes dominants. En 2009, 22% des femmes libanaises mariées à un étranger le sont à un Palestinien.

Le politologue libanais K.Karam a publié un livre “Le mouvement civil au Liban”, dans lequel il s’interroge sur le développement de nouveaux rapports de force non-violents, qui ne seraient pas fondés sur les divisions politiques et communautaires traditionnelles. Son étude accorde une attention particulière aux associations civiles et à leurs acteurs qui se sont formées au cours des dernières décennies, et qui se poseraient en alternative aux divisions politiques stérilisantes.

Subdivisions

Depuis 2003, le Liban est divisé en huit mohafazat (gouvernorats, régions), elles-mêmes constituées de 25 cada’a (subdivisions, districts)

Géographie

 

Carte du Liban (CIA 2002)

Le Liban, pays du Levant (Proche-Orient), est une étroite bande de terre bordée par la mer Méditerranée sur 240 km de côtes. Long de 250 km et large de 25 à 60 km, il s’étend entre la Syrie sur 376 km et Israël au Sud sur 79 km. Sa superficie est de 10 452 km2, soit l’équivalent du plus grand département français métropolitain, la Gironde. C’est le plus petit pays du Proche-Orient en superficie.

Relief

Le relief est très varié : sur les 65 km que fait le Liban, le relief va de 3 089 m d’altitude jusqu’au niveau de la mer. La montagne occupe la plus grande partie du territoire. On distingue, d’ouest en est, 4 zones successives, orientées parallèlement au rivage :

  • l’étroite plaine côtière alluviale, limitée par une côte coupée de promontoires rocheux favorables, depuis les Phéniciens, à l’installation de ports.
  • le massif du mont Liban (Jabal Lubnan) s’incline lentement vers le sud jusqu’aux monts Galilée et culmine à 3 089 mètres au Qurnat as-Saouda. Des rivières creusent des gorges profondes dans la montagne. Le versant occidental est couvert de forêts de pins et de cèdres.
  • la haute plaine intérieure de la Bekaa – 900 mètres d’altitude – bien irriguée en son centre et en son sud, était le grenier de la région pendant l’Antiquité. Le fleuve Oronte se dirige vers le nord et le Litani y coule en direction du sud.
  • le massif de l’Anti-Liban, plateau désertique installé à 2 300 mètres d’altitude, est prolongé au sud par le mont Hermon et constitue une frontière naturelle avec la Syrie.

Climat

Le climat est varié, de type méditerranéen, plus rude dans les montagnes, doux à chaud, humide sur la côte, semi-aride en montagne, désertique dans l’Anti-Liban et continental dans la plaine de la Békaa. Le Khamsin, vent brûlant et sablonneux du désert, venu de Syrie, souffle en mars, mais son passage est de courte durée. Des névés persistent toute l’année et la neige peut atteindre plusieurs mètres d’épaisseur sur les montagnes libanaises. Passé la première chaine de montagne, le climat devient sensiblement plus sec et acquiert un caractère steppique voire désertique dans le nord-est du pays. Les saisons intermédiaires sont douces. Cependant, des écarts de températures importants peuvent apparaître, selon la région et l’altitude. Les hivers sont humides. L’été est chaud et humide sur la côte mais sec en montagne. On peut alors trouver la fraîcheur dans les collines ou dans les contreforts des monts, plantés de cyprès et de cèdres. Il y a peu de précipitations de mai à octobre. La saison des pluies, hivernale, de novembre à mars, atteint son maximum en janvier, avec 191 mm, sous la forme de violents orages. La moyenne mensuelle des précipitations sur l’ensemble de l’année est de 75 mm environ.

Saisons les plus favorables : avril-juin et septembre-octobre, novembre. Température de la mer autour de 28° en été.

Économie

Sur la côte, on cultive les agrumes ; sur les pentes en terrasse des montagnes (Mont Liban…) poussent des arbres fruitiers, de la vigne, des forêts de pins. La Bekaa est le domaine des cultures irriguées. Suite aux coupes excessives, la garrigue et le pâture ont supplanté les forêts de cèdres.

Quinze années de guerre (1975-1990) ont ruiné le pays du cèdre, qui aujourd’hui doit importer 85 % des produits de première nécessité, vit d’une économie souterraine et doit supporter le fardeau d’une dette et d’un déficit budgétaire considérables.

La guerre de juillet 2006 a eu de lourdes conséquences sur l’économie libanaise, dont tous les chiffres ont dû être revus à la baisse. Le coût de la guerre et de la reconstruction a augmenté l’endettement du pays ; la croissance, qui aurait dû atteindre 6 % en 2006, devrait finalement être nulle ; le secteur touristique a de nouveau fléchi.

Dans une enquête du FMI classant 155 pays en termes d’attractivité, le Liban arrive en 95e position.

Le taux d’endettement du pays est passé de 180% à 149% de 2006 à 2009, notamment grâce à des taux de croissance de 8% et 9% entre 2008 et 2009. Malgré sa dette publique importante, le Liban a échappé à la crise économique de 2008 principalement grâce aux liquidités considérables et l’interdiction de la spéculation dans les banques commerciales libanaises. Paradoxalement, la crise aurait eu un effet bénéfique sur l’économie puisqu’un flux important de capitaux a eu lieu. En effet les banques étaient jugées saines, et peu affectées par des produits toxiques. La diaspora libanaise a joué aussi un rôle majeur grâce à l’afflux de ses capitaux rapatriés pour échapper à la crise, et ce après les avoir placé a l’étranger lors de la situation instable au Liban. Par ailleurs, l’année 2009 enregistre un flux record de touristes au Liban (estimé à 2 000 000).

Tourisme

  • Anjar : ancienne ville omeyyade, la seule du Liban actuel, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ruines du Grand Palais, de la Mosquée, et du Petit Palais.
  • Aoukar : ambassade des États-Unis au Liban et residence du politicien et architecte Nadim Chammas.
  • Baalbek : ancienne ville phénicienne, elle fut nommée Héliopolis par les Romains. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses extraordinaires ruines romaines: la Grande Citadelle, le temple de Bacchus (Dieu de la vigne), le temple de Vénus, Le temple de Jupiter consacré à 3 divinités (Hadad, le Dieu du paradis, Atargates, sa femme et Mercure, leur fils).
  • Batroun : Château croisé (château de Mseilha), vieux port, mur datant de l’époque phénicienne, amphithéâtre et hippodromes romains, anciennes tombes.
  • Bcharré : ville de Khalil Gibran. Située dans les montagnes à 1 400 m d’altitude, sur le bord de la vallée de la Kadisha. Elle est à proximité de la forêt des cèdres millénaires du Liban. À Bcharré on pratique le ski alpin sur les hautes montagnes enneigées et le ski de fond dans les sentiers boisés ainsi que le parapente l’été. Le musée de Gibran présentent ses toiles (originales). On peut voir aussi sa tombe ainsi qu’une tombe phénicienne à proximité. En allant à la station de ski des Cèdres, on peut passer voir la grotte de Kadisha et admirer l’abondance de l’eau dans la région.
  • Beaufort : ancien château croisé construit sur un « nid d’aigle » au Sud-Liban.
  • Beiteddine : palais (fin XVIIIe siècle), résidence d’été du Président de la République Libanaise, musées et jardins, qu’en tout temps on peut visiter.
  • Beyrouth : les 5 colonnes romaines, les thermes romains et les bains publics, les mosaïques byzantines exposées aujourd’hui au National Museum de Beyrouth, le Grand Sérail, l’Hôpital militaire ottoman, la Tour de l’Horloge, la Grande Mosquée Al-Omari (d’abord connue sous le nom de Cathédrale Saint-Jean), Zawiyat ibn al-Arraq (1517), la Mosquée Emir Assaf, la Mosquée Emir Mounzer, la Cathédrale grecque orthodoxe Saint-Georges (1867), Gemmayzé (quartier célèbre pour sa vie nocturne, des centaines de pub).
  • Byblos‘ (Ou Jbeil) : véritable « joyau » archéologique et touristique, avec notamment le « Mur primitif » et les fondations du temple al-Shaped, les 9 tombes royales…
  • Deir-el-Kamar : ancienne cité des Émirs.
  • Harissa (Jounieh) : lieu de pélerinage. Immense statue Notre Dame du Liban ou La Vierge du Liban, 1904, près d’une chapelle et d’une cathédrale, téléphérique
  • Hermel : au nord du Liban, sur les bords de l’Oronte. Activités sportives de Haute-Montagne.
  • Jeita : grottes extraordinaires longues de 650 mètres, sur deux niveaux.
  • Jezzine : ville du Sud-Liban. Ancien grenier des Phéniciens qui y cachaient leurs trésors pendant les guerres, Jezzine est aujourd’hui le centre administratif et politique d’un caza qui s’étend sur un site boisé. Cascade impressionnante et artisanat local (coutellerie).
  • Marjayoun : ancien château croisé.
  • Sidon (Saïda) : l’une des plus célèbres cités-États de Phénicie. Son Histoire remonterait à plus de 4 000 ans avant Jésus-Christ. Temple d’Eshmoun (VIIe siècle avant Jésus-Christ), la ville médiévale, le Khan el-Franj, le Château de la mer, le Château Saint-Louis.
  • Tanourine : région pleine de verdure et de montagnes avec un climat froid au nord du Liban.
  • Tibnine : grand château, principale base de la Finul au sud Liban.
  • Tripoli : la citadelle Saint-Gilles, l’Église Saint-Jean, la Grande Mosquée (1294), la mosquée Taynal (1336), la mosquée Al-Mualaq (milieu du XVIe siècle), la mosquée Burtasiyat Madrassa (XIVe siècle), le hammam izz ed-Dine (1298) en restauration, le hammam el-Abed (XVIIe siècle), le hammam al-Jadid ou « nouveau bain » (1740), le souk al-haraj (XIVe siècle), la Tour du Lion construite au (XVe siècle).
  • Tyr : ancienne cité-État phénicienne fondée selon Hérodote en 2750 avant Jésus-Christ. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Vieux port phénicien, routes romaines et byzantines, nécropole, hippodromes romains, aqueducs romains, remparts de la ville.
  • Vallée de la Kadisha : la « Vallée Sainte », inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO est un haut-lieu de la chrétienté orientale. Ce site très accidenté est couvert de monastères dont certains remontent aux premiers temps du Christianisme.
  • Zahlé : capitale de la Bekaa et vraisemblablement la plus grande ville chrétienne du Moyen-Orient. Célèbre pour sa gastronomie (son mezzé). Restaurants sur les rives du fleuve Berdawni. Statue de la Vierge offrant une vue panoramique sur la plaine de la Bekaa.

Transport

Démographie

 

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffres de la FAO, 2005) : Population en milliers d’habitants

Son emplacement géographique, sa richesse en eau, ses montagnes dominant le Proche-Orient, son ouverture sur la Méditerranée et son climat tempéré, lui donnent une importance stratégique, économique, politique et militaire. C’est pour cela qu’il a été le lieu d’un brassage d’une multitude de civilisations et de cultures.

On estime que le Liban compte une population de 4 millions d’habitants. Les chiffres qui circulent ne sont pas officiels (en effet, il n’y a pas eu de recensement depuis le mandat français en 1932). À l’époque, les maronites (catholiques du Liban) étaient majoritaires. Actuellement, on estime la répartition confessionnelle nationale à 39 % de chrétiens contre 59.7 % de musulmans.

Selon le World Refugee Survey 2008 publié par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants, le Liban abritait environ 325 800 réfugiés et demandeurs d’asile en 2007. De ce nombre, 270 800 étaient Palestiniens arrivés après leur explusion d’Israël crée en 1948, 50 200 étaient irakiens ayant fui la violence en Irak et la situation d’insécurité en Syrie et 4 500 étaient Soudanais dont la plupart n’étaient pas reconnus.

Langues

D’après l’article 11 de la Constitution, l’arabe est la langue officielle du Liban ; il dispose aussi que : « L’arabe est la langue nationale officielle. Une loi spéciale déterminera les cas où il sera fait usage du français. ». L’arabe parlé au Liban appartient à un groupe de dialectes appelé syro-libano-palestinien. Relativement proche de l’arabe standard moderne, il en diffère cependant par certains points, ayant reçu des influences diverses dont des différents dialectes arabes orientaux, du turc et du syriaque mais aussi du français. La loi autorise l’utilisation du français pour certains documents officiels.

Les influences régionales et les différentes occupations au cours des siècles pourraient expliquer pourquoi tant de langues différentes sont parlées au Liban. De plus, en raison de l’importante communauté libanaise expatriée et de la place du Liban dans le monde des affaires, la maîtrise de langues étrangères autres que l’arabe a toujours été de première importance. C’est pourquoi beaucoup de libanais parlent couramment le français et/ou l’anglais.

Jusqu’à la guerre civile, il était fréquent dans les communautés chrétiennes de refuser de parler arabe. L’explication la plus probable tient du fait que les chrétiens fréquentaient généralement les écoles et institutions d’enseignement supérieur françaises. Les communautés chrétiennes étaient donc majoritairement francophones. Les dernières décennies ont vu par ailleurs un développement significatif de l’anglais.

Première langue « étrangère » en usage au Liban, le français est à la fois langue de culture et de communication. 45 % de la population libanaise est entièrement ou partiellement francophone et 55 % des Libanais ignorent totalement cette langue. Le Liban compte 30 % d’anglophones donc le français a une longueur d’avance sur l’anglais car il est davantage pratiqué dans les classes aisées économiquement et, quand il touche toutes les classes de la population, il est généralement beaucoup plus présent chez les jeunes encore scolarisés et a tendance à décroître au fur et à mesure que l’on avance en âge. La connaissance et le niveau de français au Liban ne sont pas homogènes entre les différentes institutions scolaires. L’avenir de la langue française au Liban dépend du renforcement de beaucoup de facteurs plus particulièrement dans les domaines de l’audiovisuel, d’où il tend à disparaître en accord avec la politique des dirigeants en place depuis la fin de la Guerre civile, en 1990.

Culture

Considéré à une époque comme la Suisse du Moyen-Orient, le Liban partage avec celle-ci, outre ses montagnes et son activité bancaire intensive, le raffinement qui se développe ordinairement dans les pays servant de plaques tournantes culturelles et financières.

La raison en est entre autres historique : ceux des Croisés qui avaient pris goût au climat du Liban et y avaient fait souche apprirent vite que le Coran interdisait le prêt à intérêt. Le christianisme oriental ne s’y opposant pas de son côté, et les besoins de financement existant dans tous les pays du monde, ils développèrent donc des activités de banque et de finance.

L’Eglise maronite étant rattachée à Rome depuis le XIIème siècle, les maronites ont beaucoup contribué à l’importation de la culture occidentale au Liban. A partir de 1860, ils se sont établis dans les villes où sunnites et grecs orthodoxes cohabitaient déjà. La culture libanaise s’est ainsi enrichie, au gré du rapprochement géographique des communautés religieuses, des apports de l’immigration et des influences françaises et américaines. La clef de voûte de la culture libanaise a longtemps été le développement de villes cosmopolites et tolérantes.

Fêtes nationales

Fêtes et jours fériés non religieux
Date Événement
1er mai Fête des travailleurs
6 mai Fête des Martyrs
1er août Fête de l’armée
22 novembre Indépendance du Liban (22 novembre 1943)

Littérature

Religions

La liberté de culte est reconnue pour toutes les religions.

Il est difficile et sensible d’établir des statistiques sur la répartition des religions. Le Liban compterait 59,7% de musulmans, 39% de chrétiens, et 1,3% d’autres confessions . Un décret de 1994 a permis la naturalisation en masse de 200 000 musulmans mais a ensuite été annulé à la demande de la Ligue maronite. À ce jour, l’annulation n’a toujours pas pris effet. Plus de 80% des libanais à l’étranger, évalués entre 12 et 15 millions, sont des chrétiens.

La population se compose de divers groupes religieux libanais. L’État reconnaît officiellement 18 religions. La religion fusionne avec la référence ethnique.

Les confessions sont :

  • parmi les chrétiens : les maronites, les grecs-orthodoxes, les grecs-catholiques (melkites), les arméniens apostoliques, les arméniens-catholiques, les syriaques-orthodoxes, les syriaques-catholiques, les protestants, les coptes, les assyriens, les chaldéens, les catholiques de rite latin.
  • parmi les musulmans : les communautés sunnite, chiite, druze, alaouite et ismaélienne.
  • la communauté juive.

Beaucoup de chrétiens maronites ne s’identifient pas comme ethniquement arabes, mais comme des descendants des peuples autochtones présents avant l’invasion islamique de la Syrie antique: Phéniciens,, Cananéens (les Phéniciens sont en fait des Cananéens, peuple apparenté aux hébreux) Grecs, Juifs etc. Au Moyen Âge, beaucoup de chrétiens se seraient mélangés avec les croisés. Des historiens ont remis en question ou critiqué ces vues. Des études génétiques récentes ont démontré que ces vues n’étaient pas infondées, mais qu’elles ne concernaient pas que les chrétiens mais l’ensemble des communautés libanaises. Ainsi des recherches scientifiques menées par le généticien libanais Pierre Zalloua en 2008, tendent à prouver qu’au moins 50 % des Libanais actuels, descendent de populations déjà présentes sur le sol libanais il y a 10 000 ans, et qu’au moins 30 % descendent bien des Phéniciens. Ces recherches se sont basées sur des tests ADN prélevés sur un échantillon de Libanais de toutes confessions et comparés à des prélèvements faits sur des dents de momie phénicienne. Ces taux se retrouvent chez tous les libanais sans distinction de religion. Ces tests ADN prouveraient aussi qu’il y a bien eu un mélange des populations locales avec les croisés, mais que l’on trouve des descendants de ceux-ci aussi bien chez les chiites que chez les maronites, ce qui tend à casser le mythe de la spécificité historique maronite.

Il reste au Liban une petite communauté juive composée d’environ 100 personnes ; la plupart des Libanais juifs ont choisi de quitter le pays en raison de la guerre civile.

Les chiites sont concentrés au Sud et au Nord-Est de la Bekaa, tandis que les plupart des sunnites sont à Beyrouth et au Nord. Les chrétiens sont éparpillés un peu partout au Liban, alors que les Druzes se partagent le Chouf avec les chrétiens, vers Beit-ed-Dine.

  • Villes à majorité chiite : Banlieue sud de Beyrouth, Tyr, Nabatieh, Baalbeck, Naquoura, Bent-el-Jbeil, Bazouriyeh, Qana, Abbassiyyeh, Ainata, Yaroun…
  • Villes à majorité sunnite : Ouest de Beyrouth, Saïda, Tripoli, Halba, Bebnine, Menieh, Denieh, banlieue de Zahlé, Jebjanine, Yarin, Barja, Chehim, Arssal, camps de réfugiés palestiniens…
  • Villes à majorité chrétienne : Est de Beyrouth (colline d’Achrafieh), Banlieue Est de Beyrouth, Jounieh (majorité de maronites), Deir-el-Qamar, Zahlé (majorité de grecs-catholiques), Bécharré (majorité de maronites), Zghorta (majorité de maronites), Ehden (majorité de maronites), Tannourine (majorité de maronites), Batroun (majorité de maronites), Jbeil (majorité de maronites), Jezzine (majorité de maronites et de grecs-catholiques), Est de Saïda (majorité de grecs-catholiques), Becharré (majorité de maronites), Koura (majorité de grecs-orthodoxes), Baabda, …
  • Villes à majorité druze : Baakline, Beit-ed-Dinne, Choueiffat, Aley…

Évènements et festivals

Médias

Sport

Les sports les plus pratiqués au Liban sont le football et le basketball. Le principal stade du pays se trouve à Beyrouth, il porte le nom de « La Cité sportive – Camille Chamoun » (madinat Camille Chamoun al riyadia en arabe). Dernièrement, l’équipe libanaise de taekwondo a remporté plusieurs championnats internationaux dont le championnat d’Asie et a participé aux Jeux olympiques. L’équipe nationale de basketball a aussi gagné les championnats d’Asie en 2000, et a accédé aux mondiales la même année et en 2006.


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