Une autre vision du Liban…

Green Wheels, le Liban sur deux roues !

 

L’été 2010 a vu l’officialisation d’une toute nouvelle association libanaise : Green Wheels. Littéralement « roues vertes » en français. Cette association à but non-lucratif a pour père Marc Geara, promoteur immobilier passionné de vélo. Il en est aujourd’hui le président. Attirés par les projets proposés par Green Wheels, nous sommes allés à sa rencontre.

« Promouvoir l’usage des vélos au Liban » semble être le crédo de Marc Geara. Passionné depuis très jeune par le VTT, il s’achète l’an dernier un vélo de route, de course donc, et parcourt avec certains de ses amis le Liban. Dévorés par une passion commune, ils avalent généralement les kilomètres et dénivelés dans la vallée Lamartine. Le vélo, c’est tout un sport ! Mais pas seulement… Et Marc Geara en est bien conscient. C’est d’abord un loisir et un moyen de transport. C’est d’ailleurs sur ces deux dernières dimensions que l’association entend insister.

Il s’agit pour les membres de l’association de « donner aux libanais le goût du vélo ». Pour cela, il faut des installations qui permettent de pratiquer le vélo en tout sécurité, dans un cadre agréable. C’est ce à quoi répond le premier projet Green Wheels en collaboration avec la mairie de Damour. Sur un champ de bananier, l’on construit un circuit de 4 km, accompagné d’un point de location de vélo, des points d’eau, un restaurant. Bref, tout est prévu pour rendre l’endroit le plus agréable possible. Ce sera probablement prêt en avril 2011.

L’association a aussi pris contact avec différentes mairies comme celles de Jbeil, de Zahlé ou de Beyrouth. Zahlé et Jbeil ont déjà organisé desdites Journée de Vélo, respectivement le 10 octobre et le 31 octobre. Deux succès francs. Tous les vélos de Zahlé étaient loués, on faisait même la queue pour attendre les revenants. Le maire de Jbeil a lui annoncé la construction d’une piste cyclable entre Jbeil et Amchit, jusqu’aux frontières du territoire qu’il administre.

Mais Green Wheels a deux projets phares. D’abord, aménager Beyrouth pour qu’on puisse y circuler plus aisément en vélo, en reliant les endroits stratégiques, les quartiers traditionnels (Mar Mikhail -Gemmayzé – Saifi – Spears – Hamra – Ras Beirut), les universités et les quelques jardins par des pistes cyclables. Ils sont actuellement en discussion avec la mairie de Beyrouth et aussi celle de Paris pour coordonner les projets de chacun.

Enfin, le rêve de Marc Geara serait de construire une piste cyclable sur le littoral, du Nord et au Sud du Liban, sur la route parallèle à l’autoroute. Une piste de 274 kilomètres donc. Immense projet ! Pour cela, l’association doit convaincre par ses projets antérieurs. L’exercice beyrouthin, dont la tâche se révèle difficile, sera clef.

Le soutien populaire sera aussi d’importance, pour plus de pouvoir décisionnel et pour une vraie force de conviction. Pour devenir membre, verser 30 000 livres libanaises suffit. Libre à eux d’investir plus.

Un projet tout naissant qu’il faut suivre. D’une part parce qu’une association se construit et se détermine à ses débuts. Et d’autre part parce que les projets ici défendus sont de grandes envergures. S’ils arrivent à terme, il s’agit sans doute aucun d’une révolution (verte ?) pour le Liban et sa capitale, tout du moins d’une avancée considérable.

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