Une autre vision du Liban…

Production ou importation ?

Au fil des années, le Liban affiche ouvertement sa passion pour les cigares. Pour preuve, le Duty Free de l’aéroport de Beyrouth, véritable porte d’entrée du Liban, contient une civette « Casa del Habano », une boutique de cigares à la renommée mondiale. D’autres enseignes sont présentes sur le territoire libanais telles « Akiki’s Cigars » au downtown de Beyrouth ainsi que de nombreux « Cigare lounge » présents dans la capitale libanaise. Malheureusement, il n’existe pas encore de chiffres officiels sur le nombre exact de civettes au Liban. Mais pour un représentant d’une de ces enseignes ayant souhaité rester anonyme, le Liban pourrait devenir la plate-forme du cigare au Proche-Orient, rien de moins. De quoi attiser la rivalité entre les différentes enseignes.

Selon une source officielle, les cigares d’origine cubaine représenteraient plus de 90% de l’importation au Liban. Cette écrasante majorité s’explique surtout par la réputation qu’ont les cigares de Cuba. Du célèbre Cohiba de Fidel Castro au Romeo y Julieta et autres Monte Cristo et Partagas, les produits cubains sont les plus appréciés au Liban. Gage de qualité mais aussi de richesse. Tel un tailleur Yves Saint-Laurent ou un Chanel n°5, le cigare cubain est avant tout un signe d’apparat. Mais pas seulement pour Antoine Rizk. « Les Français apprécient les grands crus comme un bon Bordeaux ou un Bourgogne, les Libanais savent aussi apprécier la qualité. », explique-t-il avec entrain. Les 10% restants proviennent des pays d’Amérique centrale comme le Nicaragua et St-Domingue. Certains seraient d’origine vénézuélienne mais aucune donnée officielle ne peut confirmer cette rumeur.

Il existerait aussi une production de cigare au Sud-Liban. Cela ne signifie pas la production d’un cigare 100% libanais sur le marché mais, bien au contraire, une fabrication locale de cigares cubains gérées par quelques passionnés. Les différents commerçants de cigares beyrouthins que nous avons interrogés sont d’accord sur le fait que ces cigares sont contrefaits et n’ont rien à voir les cigares importés. « Ici, on les appelle des fake cigars (faux cigares) », raconte un vendeur l’air amusé, « quoi qu’il en soit, la concurrence est bien trop rude pour qu’ils soient pris au sérieux ».

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