Une autre vision du Liban…

La population prise en otage…

Un jeune voyageur, sortant de l’aéroport, scrute curieusement la route bloquée. Photo Marwan Assa

 

BEYROUTH

Un mois après le rapt des onze pèlerins en Syrie, les familles des otages ont brisé le silence auquel ils avaient choisi de se résigner, depuis plusieurs jours, afin de ne pas influencer les pourparlers en cours avec les ravisseurs. Mais privées de toute information sur les négociations pour la remise en liberté de leurs proches, elles ont organisé une manifestation pacifique hier sur la route qui mène à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB). Cette artère principale a été bloquée pendant une heure et demie par des véhicules encadrant le sit-in des manifestants. Les banderoles insistaient sur le maintien de la manifestation « jusqu’à ce que le destin de nos fils nous soit révélé ».
Le caractère pacifique de la contestation n’a pas empêché les encombrements causés aux voyageurs qui, ne pouvant atteindre l’AIB en voiture, ont choisi de s’y rendre à pied, en traînant leurs bagages sur l’asphalte, alourdi par une atmosphère de mécontentement général. Parmi les passagers ayant subi le blocage de la route, le mufti de la République cheikh Mohammad Rachid Kabbani, qui rentrait en fin d’après-midi d’Arabie saoudite. Il a dû ainsi sortir de l’aéroport à bord d’un hélicoptère. Par ailleurs, le convoi d’une personnalité non identifiée, qui tentait de forcer le blocage de la route, s’est heurté à la ferme résistance des manifestants, qui ont brisé la vitre de l’une des voitures du convoi.

Les citoyens coincés dans un embouteillage monstre ont tous exprimé leur grogne, comme le révèle un reportage de la LBC. Une quinquagénaire s’est plainte du blocage de la route, « qui ne nuit qu’aux seuls citoyens ». « Qu’ils aillent entamer un sit-in au palais présidentiel jusqu’à obtenir gain de cause », a-t-elle dit. Une jeune femme près d’elle, s’adressant à l’un des manifestants, a exprimé sa vive indignation de devoir « supporter des voyous, alors que j’ai un malade avec moi en voiture ». Une habitante de la banlieue sud, entièrement voilée, est allée jusqu’à reprocher aux pèlerins d’avoir opté pour le transport terrestre à travers la Syrie, même après les mises en garde du secrétaire général du Hezbollah.

Quoi qu’il en soit, l’armée n’a pas tardé à se déployer, immédiatement après le début de la manifestation. Les soldats ont pu rouvrir partiellement la route en aménageant une voie de sortie pour les véhicules sortant de l’aéroport, avant que les manifestants ne se dispersent progressivement. Certains contacts seraient en cours pour tenter de dissuader les familles des otages de ne plus recourir à cette méthode pour se faire entendre.

Je trouve ridicule de prendre en otage la population Libanaise, nous n’avons rien avoir dans tout cela, et a commettre ce genre de choses ne changera rien à la situation.

Bon sang allez mettre le feu ou bloquez les routes au parlement, ou devant le domicile des politiciens, dans les voitures en arrêt durant des heures, des femmes, des enfants, des gens malades, des gens normaux qui ne demandent qu’a vivre normalement.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s